XV de France : « Nous sommes dans une période de résilience », dit Galthié sur les difficultés des Bleus
rugby•Le sélectionneur explique pourquoi il a décidé de ne pas modifier son équipe pour la rencontre face à l’Italie, malgré un début de Tournoi délicatN.C.
Comme attendu au vu des entraînements de la semaine, le deuxième ligne de 19 ans au physique d’armoire à glace Posolo Tuilagi (1,92m, 145 kg) va bien connaître sa première titularisation avec le XV de France, dimanche contre l’Italie. Fabien Galthié a confirmé la nouvelle lors de l’annonce de la compo d’équipe, ce vendredi à Marcoussis.
« Posolo a apporté énormément d’énergie en fin de match en Ecosse, comme il l’avait déjà fait contre l’Irlande. Ce qui fait qu’il débute, ce sont ses prestations lors des entraînements et à chacune de ses entrées en jeu : voilà comment il a gagné son maillot de titulaire », a justifié l’entraîneur des avants Laurent Sempéré, qui accompagnait le sélectionneur pour la conférence de presse.
On reprend les mêmes…
Pour le reste, ceux qui espéraient des changements après les deux premiers matchs très moyens des Bleus dans le Tournoi des VI Nations seront déçus. Seul Paul Boudehent fait son entrée en troisième ligne pour pallier le forfait du capitaine Grégory Alldritt, blessé à la cuisse gauche il y a deux semaines.
On retrouvera donc treize des quinze vainqueurs de Murrayfield, dont la charnière Jalibert-Lucu et le duo Fickou-Danty, qui avaient cristallisé les critiques. Pas de quoi faire moufter Galthié. « Les joueurs ne sont pas là par hasard. On a parfois le droit d’être un peu moins performant collectivement et individuellement. Ce sont simplement des êtres humains, a asséné le sélectionneur. L’expérience qu’on vit en ce moment va nous rendre plus forts. »
Fabien Galthié est également revenu face à la presse sur sa lecture du match de l’Ecosse, dont il avait jugé le contenu tout à fait satisfaisant. Si vous avez une passion cachée pour les réponses longues et alambiquées, profitez bien c’est votre moment :
« J’entends ce qu’on dit de bien, de mal. Tout ce que l’on fait est commenté. Chacun est responsable de ses paroles, de ses pensées, de ses mots. Sur le dernier match, je le répète, à ce niveau-là, on doit être en capacité de supporter les grands moments comme les moments douloureux. Evidemment, on a envie de faire plus. On reste toujours aussi ambitieux. Mais nous sommes dans une période de résilience et ça se construit étape par étape, a-t-il tenté d’expliquer. D’abord sur les bases de ce jeu, structuré pour le moment autour des principes simples : solidarité, engagement, courage. Et le cœur, le cœur de notre équipe, le cœur des hommes. »
Attendez, ce n’est pas fini : « En Écosse, nous nous sommes recentrés sur l’essentiel. Cette équipe, depuis cinq ans, a montré, et elle va le remontrer, qu’elle a des vertus, que l’on nous a transmises à l’école de rugby. La douleur que l’on vivait cette semaine-là était aussi un grand bonheur. Car se rassembler est toujours un grand bonheur (…). On est loin de la data, de la stratégie, de la tactique, même si elles sont importantes mais ce sont les valeurs du rugby que nous voulons montrer. Quand Grégory (Alldritt) dit que c’est une de ses plus belles victoires et que je dis que je suis content du contenu, c’est vrai. En sortant du match, je suis heureux. On a gardé la tête haute dans la difficulté et on a regardé en face. »
Vous vouliez du Galthié, vous êtes servis.


















