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Opposé aux Bleus, Harry Potter est bien l’homonyme le plus classe au monde

France - Australie : « Tu es un Wallaby, Harry »… Comment Harry Potter est devenu l’homonyme le plus classe au monde

Formé au RC PoudlardL’ailier australien de 27 ans, titularisé ce samedi (21h10) face au XV de France pour le dernier test-match de la tournée d’automne, porte un nom mondialement connu qui risque d’amuser le public tricolore durant toute la soirée
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Rugbyman australien de 27 ans, Harry Potter est né dans la banlieue de Londres en décembre 1997, soit moins de six mois après la sortie du premier roman de la saga de J.K. Rowling portant son nom.
  • Voilà que cet amusant homonyme sera sur la pelouse du Stade de France, ce samedi (21h10), pour défier les Bleus de Fabien Galthié sous le maillot des Wallabies.
  • Cible de jeux de mots incessants depuis toujours, et particulièrement depuis ses convocations en équipe nationale d’Australie depuis un an, l’ailier prend tout cela avec amusement, même s’il reconnaît avoir songé à « changer de prénom ».

Confessons-le, il peut nous arriver de forcer la dimension storytelling de certains portraits. Et puis à l’opposé il y a l’histoire du rugbyman australien Harry Potter, dans laquelle ce storytelling enrobe ses 27 années d’existence. Car les clins d’œil du destin se multiplient à tout-va dans la vie de l’ailier des Wallabies, qui affronte ce samedi (21h10) le XV de France à Saint-Denis. Titularisé pour sa 11e cape internationale, ce gaillard d’1,85m et 95 kg aurait pu se contenter de partager avec le célèbre sorcier le nom le plus cool qui soit.

Mais non, il est tout d’abord né dans la banlieue de Londres (à Wimbledon), le 15 décembre 1997, soit moins de six mois après la sortie de Harry Potter à l’école des sorciers, premier roman de ce qui deviendra l’une des sagas littéraires les plus cultes de l’histoire.

Il suit ses parents à 10 ans, de l’Angleterre à Melbourne

« Mes parents ne voyaient pas ça comme un problème car Harry était un prénom commun, a confié cette semaine l’intéressé au journal L’Equipe. Au début, on pensait que c’était bien d’avoir le même nom qu’un personnage de livre. Mais avec le cinéma, c’est devenu quelque chose d’énorme, je me suis retrouvé à avoir le même nom qu’une saga planétaire ! » Difficile en effet pour lui d’échapper au phénomène, dès la sortie sur grand écran du premier épisode, alors que notre futur rugbyman professionnel n’a pas encore 4 ans.

Puis place à un changement de vie à 10 ans pour le jeune Harry Potter sans lunettes ni baguette, en suivant ses parents pour un déménagement professionnel à Melbourne. C’est en Australie qu’il découvre réellement le ballon ovale, et plus encore dans son cursus universitaire à Sydney. Tiraillé entre ses deux pays, le néo-rugbyman pro va passer trois saisons aux Leicester Tigers (en Angleterre), de 2020 à 2023.

Un essai exceptionnel inscrit… à Twickenham !

Mais son cœur vibre davantage pour les Wallabies, à la différence de Daniel Radcliffe. Il retourne donc en Australie pour évoluer dans la franchise de la Western Force, et il connaît en novembre 2024 sa première sélection, pour affronter l’Ecosse à Edimbourg. Et oui, LA ville où J.K. Rowling a écrit la majeure partie de sa saga Harry Potter. Certainement pas un hasard, tout comme le fait qu’il ait inscrit son plus bel essai avec les Wallabies, le 1er novembre, sur un raid en solitaire après une interception… à Twickenham (25-7). Comme une évidence.

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Cette préférence pour la sélection australienne a inspiré la presse du pays, qui a accompagné ses débuts internationaux d’un titre bien senti : « Tu es un wallaby, Harry », en référence au fameux « Tu es un sorcier, Harry ». A ce propos, le puissant ailier n’hésite pas à piquer les médias : « C’est un bon défi pour les journalistes de voir s’ils peuvent encore trouver un jeu de mots original sur Harry Potter ».

Il a songé à « changer de prénom »

Car son passage dans la lumière depuis qu’il s’est imposé en sélection s’accompagne parfois d’une lassitude envers son quotidien à encombrant homonyme. « C’est vrai que j’ai pensé à changer de prénom à un moment, a-t-il carrément indiqué à L’Equipe. Quoi qu’il en soit, mon nom sera toujours plus célèbre pour les livres que pour le rugby. » Compliqué de le contredire là-dessus, même si les commentateurs de TF1 devraient faire de lui l’insolite star de la rencontre de ce samedi.

Notre dossier sur le XV de France

Mais bien plus que ce dernier test-match de la tournée d’automne des Bleus, le graal sportif serait pour Harry Potter d’être retenu pour la Coupe (de feu) du monde de rugby 2027 disputée en Australie. Un Mondial à domicile où il a l’histoire/le nom idéal pour être le héros d’une nation en quête de rachat, après une édition 2023 en France aux allures de Reliques de la mort (on espère que tu apprécieras l’effort, Harry), ça aurait de la gueule.