XV de France : « J'avais les larmes aux yeux », Cameron Woki très ému après sa sélection

INTERVIEW La jeune pépite de l'UBB fait partie de la première liste de Fabien Galthié

Propos recueillis par Clément Carpentier

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Cameron Woki, le troisième ligne de l'UBB.
Cameron Woki, le troisième ligne de l'UBB. — Daniel Vaquero/SIPA
  • Cinq joueurs de l’UBB ont été retenus avec le XV de France : Poirot, Jalibert, Cazeaux, Woki et Lucu.
  • Très ému, le jeune troisième ligne (21 ans) fait partie des « bizuths ».
  • Il espère jouer contre l’Angleterre le 2 février mais n’oublie pas que « le plus dur » commence.

Ils seront donc cinq ! Cinq joueurs de l’Union Bordeaux-Bègles ont été appelés par Fabien Galthié pour préparer le premier match du tournoi de VI Nations avec le XV de France contre l’Angleterre, le 2 février prochain : Jefferson Poirot, Matthieu Jalibert, Cyril Cazeaux, Cameron Woki et Maxime Lucu. Pour les trois derniers, c’est une première.

En tout, il y a 19 « bizuths » dans cette première liste du nouveau sélectionneur. On compte de nombreux champions du monde U20 dont le troisième ligne de l’UBB le prometteur Cameron Woki. Il est l’auteur d’un très bon début de saison avec le club girondin, leader du Top 14. Très ému, il se confie auprès de 20 Minutes.

Comment avez-vous appris la nouvelle ?

J’étais en cours (il est en troisième année de licence commerce et marketing international) et au moment où je sors en pause, je reçois un appel. C’était Fabien Galthié. J’étais très ému sur le coup. Je ne trouvais pas les mots, j’avais les larmes aux yeux. J’ai tout de suite appelé ma mère, puis mon frère.

Vous étiez si surpris que ça ?

J’espérais y être (dans la liste). Mais j’étais surtout pressenti par la presse et tant que le sélectionneur ne prononçait pas mon nom… Je ne m’y attendais pas forcément même si certains de mes amis avaient déjà intégré cette équipe (Bamba et Ntamack).

Qu’est-ce que cela représente ?

Pour moi le XV de France, c’est le Graal ! Je n’en reviens pas de la chance que j’ai d’avoir été retenu. C’est un honneur, une immense fierté. C’est aussi une grande responsabilité.

Maintenant le plus dur commence…

Oui, c’est exactement ça. Le but, c’est de continuer d’apprendre et d’y rester. Ce n’est pas une finalité du tout mais simplement une étape. Ce n’est qu’une liste au final, je n’ai encore rien montré. Le plus dur est devant moi.

Vous allez retrouver vos copains ?

Oui, c’est vrai. On n’en parle pas souvent (de la Coupe du monde 2023 en France). Mais on sent qu’on a une responsabilité. D’ailleurs peu importe l’événement… Dès qu’on porte le maillot de l’équipe de France, il faut se montrer à la hauteur. Je pense que l’on peut apporter un peu de fraîcheur.

Est-ce que c’est une forme de récompense pour vous ?

J’ai vécu une saison dernière compliqué. J’étais très déçu de ne pas plus jouer mais surtout de mes performances. Cette saison, je me suis recentré sur moi avec l’aide de ma famille et de Christophe Urios (le manager de l’Union Bordeaux-Bègles) et de son staff. Je suis reparti de l’avant avec un objectif depuis la fin de la Coupe du monde : jouer pour le XV de France avant 2023. Bon, ça pourrait arriver plus vite que prévu (sourires).