Dangerosité du rugby: L'Angleterre propose d'instaurer une ligne visible sur les maillots pour interdire les plaquages hauts

RUGBY Les lignes sont peut-être en train de bouger sur le thème de la violence des plaquages au rugby...

A.L.G.

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Sonny Bill Williams a écopé d'un carton pour ce plaquage très dangereux sur Anthony Watson lors du match entre les Lions Britanniques et la Nouvelle-Zélande, le 1er juillet 2017.
Sonny Bill Williams a écopé d'un carton pour ce plaquage très dangereux sur Anthony Watson lors du match entre les Lions Britanniques et la Nouvelle-Zélande, le 1er juillet 2017. — Brett Phibbs/AP/SIPA

Le sujet de la dangerosité du rugby moderne n’est pas brûlant qu’en France. En Angleterre, la Fédération (RFU), la Ligue professionnelle (Premiership Rugby) et le syndicat des joueurs (RPA) ont rédigé un communiqué commun à l’attention de World Rugby (l’instance internationale étant la seule à pouvoir régir les règles du jeu) afin d’alerter les instances sur la nécessité d’agir au plus vite pour limiter la violence des chocs et faire baisser le nombre de commotions cérébrales. Leurs propositions ? Exiger une plus grande sévérité des arbitres en favorisant la distribution de cartons rouges et, surtout, l’instauration d’une ligne de plaquage visible sur les maillots afin d’éradiquer les plaquages hauts.

« Les autorités anglaises souhaitent que World Rugby apporte plus de clarté sur la hauteur légale du plaquage », peut-on lire dans ce communiqué. Quant à la ligne de plaquage tracée sur les maillots, la fédé et la ligue anglaise se proposent même de tester cette mesure dès la saison prochaine en coupe d’Angleterre. « Nous ne pouvons pas changer les règles, mais World Rugby le peut. Nous sommes heureux de pouvoir aider », a ainsi déclaré Nigel Melville, le directeur général de la RFU.

« Le rugby est joué à un rythme de plus en plus intense »

« J’espère que le séminaire de World Rugby en France (mars 2019) fournira d’autres moyens d’améliorer la situation, soit en élaborant de meilleures règles, soit en renforçant celles qui existent déjà, a-t-il ajouté. Mais, étant donné que le rugby est joué à un rythme de plus en plus intense par des joueurs de plus en plus puissants qui subissent dès lors un nombre croissant de collisions, ne rien faire n’est clairement pas une option. »

La France, endeuillée par la mort de quatre joueurs ces derniers mois, n’ira pas dire le contraire. Elle a d’ailleurs fait le même genre de propositions il y a quelques semaines.