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«Il est fou ce sport!», Nicolas Mahut nous a mis les poils en conf

Roland-Garros: «Il est fou ce sport!», Nicolas Mahut nous a mis les poils en conf après sa victoire

TENNISA 37 ans, le Français prend son pied comme jamais Porte d'Auteuil
Nicolas Camus

N.C.

L'essentiel

  • Après avoir remonté deux sets à Cecchinato dimanche, Nicolas Mahut n’a fait qu’une bouchée de Kohlschreiber ce mercredi (6-3, 6-3, 6-3) en jouant un tennis très offensif.
  • « Quand on est Français, on pense à ce tournoi dès que la saison sur terre commence, avoue l’Angevin. Toutes ces années, j’ai vu tous mes potes réussir, sortir du court en larmes car ils avaient fait une énorme perf’. Le public n’attend que ça, et moi je ne l’avais jamais connu. »

A Roland-Garros,

Parier sur Nicolas Mahut au troisième tour avant le début de ce Roland-Garros ? Même lui n’aurait pas osé. « Il est fou ce sport ! Il y a trois semaines, je n’étais pas beau à voir. J’abandonne à Bordeaux, je me retire à Rome, à Madrid, vendredi dernier je voulais rendre ma wild-card parce que je ne me sentais pas prêt. Et voilà. »

Et voilà, le Français en train de vivre les plus beaux moments de sa carrière Porte d’Auteuil, à 37 ans. Après avoir remonté deux sets à Cecchinato dimanche, il n’a fait qu’une bouchée de Kohlschreiber ce mercredi (6-3, 6-3, 6-3) en jouant un tennis très offensif. « C’était ma seule solution pour gagner, explique-t-il. Et surtout, j’ai réussi à lâcher prise. Souvent, la pression du match fait qu’on n’arrive pas à jouer comme à l’entraînement. Là, je joue libéré et ça paye. C’est plus dur à faire en début de carrière, là je me rapproche de la fin, ce sont peut-être mes dernières cartouches et je veux en profiter. »

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Mahut, qui ne cherche pas à contenir son émotion, est soulagé d’y arriver. Enfin. Il est en train d’évacuer toute la frustration accumulée à Roland depuis près de 20 ans maintenant. « Quand on est Français, on pense à ce tournoi dès que la saison sur terre commence. Toutes ces années, j’ai vu tous mes potes réussir, sortir du court en larmes car ils avaient fait une énorme perf’. Le public n’attend que ça, et moi je ne l’avais jamais connu. »

Il se rattrape donc, sur le gong. « Ce n’est qu’un deuxième tour de Grand Chelem, mais pour moi c’est un grand moment », dit-il presque en s’excusant. Un grand moment qu’il a partagé une nouvelle fois avec son fils, venu le rejoindre sur le court. « Ça peut en déranger certains, mais pour moi c’est beaucoup d’émotion. Je vois la fierté dans ses yeux. Il s’en souviendra, et en tant que papa c’est un moment très, très fort. » On attend tous Natanael en deuxième semaine, maintenant.