Roland-Garros: Battus, Gasquet et Tsonga cultivent l'art de la défaite encourageante

TENNIS Les deux Français savaient qu'ils arrivaient un peu courts sur ce tournoi 

N.C. et N.S.

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Richard Gasquet Jo-Wilfried Tsonga ont perdu au 2e tour de Roland-Garros, le 29 mai 2019.
Richard Gasquet Jo-Wilfried Tsonga ont perdu au 2e tour de Roland-Garros, le 29 mai 2019. — AFP

A Roland-Garros,

Cette conf de Richard, on aura pu l’écrire avant d’y aller. Déjà que quand il est forme il est heureux « d’avoir joué deux heures » après avoir pris 1, 2 et 3 contre Djokovic en 8e de finale (ah, ce Roland 2015…), on ne s’attendait pas à ce qu’il se flagelle pour une défaite au deuxième tour cette année alors qu’il reprend tout juste après six mois d’absence. Effectivement, quelques minutes après avoir été débordé par l’Argentin Londero en quatre sets (6-2, 3-6, 6-3, 6-4), Gasquet n’a pas fait semblant d’être au fond du gouffre.

« Cela fait un peu plus de trois semaines que j’ai repris et je suis déjà heureux d’être là et de faire quatre sets, raconte-t-il. J’aurais eu envie de faire un cinquième set [il menait 3-0 dans le quatrième] mais je suis déjà content de ne pas m’être senti trop mal après le match. » Un progrès par rapport à la semaine dernière à Lyon, où il avait souffert le martyre après son match du premier tour. Au final, cette élimination « n’a rien de surprenant », avoue le Biterrois.

Même chose du côté de Jo-Wilfried Tsonga. Lui aussi en quête de rythme et de confiance, l’ancien demi-finaliste de Roland est satisfait d’avoir offert une belle résistance à Kei Nishikori, numéro 7 mondial. Après avoir remporté le premier set, il a fini par lâcher les trois suivants sur des détails (4-6, 6-4, 6-4, 6-4), dans une bataille qui aura duré plus de trois heures. « J’attendais ce genre de match contre un joueur confirmé pour voir où j’en étais. Pendant un bon moment j’ai fait jeu égal, c’est un bon signe pour moi parce qu’il y a quelque temps j’en étais loin, estime-t-il. Je suis content de retrouver ce niveau. C’est encourageant. »

La saison sur gazon, surface qu’ils affectionnent, permettra aux deux Français de confirmer ces progrès. « Je suis sûr que dans les semaines à venir il va se passer de belles choses », assène Tsonga. Même s’il n’en pense sûrement pas moins, rien de si prometteur dans les mots de son copain de l’équipe de France. Ça, on l'aurait moins vu venir.