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Roland-Garros: «On a quand même joué deux heures, c'est pas mal», souligne Gasquet

Roland-Garros: «On a quand même joué deux heures, c'est pas mal», souligne Gasquet

TENNISLe Français a existé deux jeux face à Djokovic avant de se faire complètement déborder par le numéro 1 mondial...
A Roland-Garros, Nicolas Camus

A Roland-Garros, Nicolas Camus

Pour bien faire, il aurait fallu compter le nombre de fois où Richard Gasquet a prononcé le mot « incroyable » pour parler de Djokovic après la raclée reçue sur le Central, ce lundi (6-1, 6-2, 6-3). « Incroyable », comme le niveau de jeu, le coup droit, le revers, le service, le mental et la couverture du terrain (et on en oublie) du Serbe, beaucoup trop fort pour le Français.

A un point décourageant ? Presque. « Il est numéro 1 mondial, je ne vais pas me décourager pour ça, souffle Richie. Mais bon, il est incroyable. Il sert mieux, il retourne mieux, il tape mieux. Il est plus fort, tout simplement. » Voilà pour l’analyse du match, suivie d’un « Bon, on a quand même joué deux heures, c’était pas mal. » Sans mélancolie aucune dans la voix en plus.

« le match de Gasquet en un gif pic.twitter.com/rLgPAcFSXb — philippe (@philousports) June 1, 2015 »

En fouillant un peu, on pourra toujours noter que le Français s’est procuré deux balles de break au tout début du match, alors qu’il menait déjà 1-0. « Oui, c’était pas mal à ce moment-là, hein, coupe-t-il en rigolant, un peu jaune. Non, sérieusement, ça n’aurait pas changé la physionomie du match. » Et ce parce que le Serbe donne la désagréable impression d’être une machine. « Il ne renvoie jamais une balle neutre, c’est ça qui est terrible, poursuit Gasquet. Ma qualité de revers est annihilée parce qu’il tape très fort. Je ne vois pas d’autre joueur qui te laisse aussi peu de temps pour jouer. »



Malgré tout, fidèle à lui-même et à sa phrase fétiche - « Je perds contre plus fort que moi » -, Gasquet est content de son tournoi. Il est vrai que son dos, qui l’a rarement laissé tranquille ces derniers mois, a tenu le choc.

« Je n’ai pas eu mal, malgré deux gros matchs accrochés [Berlocq et Anderson], apprécie-t-il. Je me suis testé, c’est bien. La saison sur gazon arrive, avec Wimbledon, et puis aussi la Coupe Davis. Il y a de belles choses à faire. » Jusqu’au moment où il tombera à nouveau sur l’incroyable Djoko.