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Roland-Garros: Comment Richard Gasquet a rectifié le tir en une nuit pour battre Berlocq
TENNIS•Le Français, en difficulté avant l'interruption de son match jeudi soir, a été impérial ce matin...N.C.
On l’avait quitté la tête basse et le regard noir, jeudi soir, aux alentours de 21h20. Dominé dans le jeu, énervé par une décision arbitrale défavorable et poussé au 5e set par Carlos Berlocq avant que le match soit interrompu par la nuit, Richard Gasquet n’était vraiment pas eu mieux au moment de quitter le court Suzanne-Lenglen. Changement de ton vendredi matin. En à peine 25 minutes, Richard le conquérant a expédié l’Argentin (6-1) et gagné le droit de revenir dès samedi pour un troisième tour contre Anderson.
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« J’étais un peu fatigué hier sur la fin. J’aurais bien aimé finir en 4 sets, on y voyait mal, le public était là et il aurait pu craquer, mais il a bien joué le coup, reconnaît-il. Ça a été difficile de rentrer au vestiaire comme ça, on passe toujours une mauvaise nuit et il y a pas mal de stress de revenir pour un seul set. » On imagine en effet les sombres pensées qui peuvent venir en buvant son café le matin. Pas le droit de mal digérer sa biscotte, quelques points donnés d’entrée et l’affaire peut être vite pliée.
Le rôle de ses coachs, Sergi Bruguera et Sébastien Grosjean, a été déterminant. « Ils m’ont dit surtout d’essayer de jouer au tennis un peu plus, au 4e set j’avais délivré beaucoup de balles courtes, c’est lui qui jouait. Aujourd’hui, c’est moi qui ai frappé un peu plus fort dans la balle. Du coup c’est moi qui l’ai fait travailler, et pas l’inverse. »
Tout est dans l’attitude
Gasquet a également changé d’attitude. Son « alleeeeeeez » rageur après le gain du premier jeu, mal embarqué (0-30 sur son service) est là pour en témoigner. Sa petite course vers le filet poing en avant, regard fixé sur Berlocq, après avoir fait le break à 2-0, également. Ce n’est pas si courant chez lui. « C’est important de montrer que c’est toi qui vas imprimer son rythme, explique Richie. J’ai tendance à être passif, à rester derrière ma ligne de fond. Alors que je suis capable de rentrer dedans. Là, ça a fait la différence ».


















