Roland-Garros: Pour Henri Leconte, «aujourd'hui les mecs sont des machines de guerre»

INTERVIEW L'ancien numéro 5 mondial aime toujours autant le tennis...

A Roland-Garros, Nicolas Camus

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Henri Leconte au village Roland-Garros, le 27 mai 2015.
Henri Leconte au village Roland-Garros, le 27 mai 2015. — NIVIERE/SIPA

Henri Leconte a remis le short dès la première semaine cette année à Roland-Garros. Habitué du tournoi des Légendes en fin de quinzaine, l’ancien numéro 5 mondial s’est engagé à venir tous les jours sur le Padel installé par la Fédération juste derrière le Suzanne-Lenglen pour promouvoir ce sport. « J’en suis tombé amoureux. Vraiment. J’ai découvert ça il y a neuf ans, et ce qui est bien c’est que tout le monde peut jouer », dit-il. Ce jeudi, après avoir joué 45 minutes avec des spectateurs, signé un tas d’autographes et posé pour au moins autant de photos, « Riton » prend quelques instants pour parler tennis.

Comment vous trouvez ce Roland-Garros pour l’instant ?

C’est un Roland très ouvert. Bien sûr les meilleurs sont toujours là, on a vu Nadal aujourd’hui [jeudi] qui a passé une vitesse supérieure contre Almagro. Djoko qui est au-dessus… J’ai hâte de les retrouver en quarts ces deux-là. Murray ça a été un peu plus dur, mais c’est toujours pareil, il faut toujours avoir un match un peu compliqué pour vraiment se mettre dans le coup.

Vous prenez toujours autant de plaisir à regarder du tennis ?

Ah oui. Je suis vraiment passionné. J’adore regarder, j’adore le boulot que je fais autour [il a sa propre émission sur Eurosport et travaille cette année avec France Info]. Après, sur le tennis actuel, ça a tellement évolué depuis mon époque, ça n’a plus rien à voir. Nous, on était précurseurs sur la préparation physique, par exemple, mais là… on est avec des Formule 1. Ce sont des machines de guerre les mecs.

 

Qui est votre chouchou ?

Ah moi ça reste Roger. C’est beaucoup de respect pour Rafa, pour Novak, mais celui avec qui je ressens le plus d’affinités, de feeling, c’est Federer. C’est exceptionnel ce qu’il fait et comment il joue. Je me régale à chaque fois.

Il y a une nouvelle génération qui arrive, avec Kyrgios ou d’autres. Vous trouvez qu’ils dégagent quelque chose de différent ?

Pour parler de Kyrgios ou Tomic, oui, je le pense. Il y a quelque chose avec eux… Ce sont des Australiens, ils ont une vision du tennis qui n’a rien avec celle qu’on peut avoir en Europe. Ce qui est bien avec eux c’est qu’ils sont là, ils prennent de l’espace, ils roulent des mécaniques. Moi j’aime ça. Il faut avoir de tout, plein de personnalités différentes, mais le tennis a besoin de gens comme ça. S’il n’a pas ça, le tennis va mourir.