Roland-Garros: «C'était pénible», reconnaît Gaël Monfils après sa difficile victoire

TENNIS Le Français a cravaché pour venir à bout de l’Argentin Schwartzman…

A Roland-Garros, Nicolas Camus

— 

La rage de Gaël Monfils après sa victoire en 5 sets au 2e tour de Roland-Garros, le 26 mai 2015.
La rage de Gaël Monfils après sa victoire en 5 sets au 2e tour de Roland-Garros, le 26 mai 2015. — David Vincent/AP/SIPA

La manière dont il a pris son adversaire dans ses bras à la fin du match suffit à se rendre compte de la frayeur que s’est faite Gaël Monfils ce mercredi sur le Central de Roland-Garros. Mené un set à rien puis deux sets à un, le Français -bien aidé par un public en feu- a finalement trouvé la solution pour écarter l’Argentin Diego Schwartzman, 62e mondial (4-6, 6-4, 4-6, 6-2, 6-3).

Vous vous êtes fait peur ?

On a toujours peur (il hésite…). Après, le mot peur, je ne l’aime pas trop. C’est toujours difficile un match, il y a des moments où on hésite un peu, où on cherche des solutions, mais on n’a pas peur, ce n’est pas le mot.

Plutôt tendu, alors ?

On peut le voir comme ça, mais pas forcément. Il ne faut pas oublier que le mec jouait très bien en face. Il me bloquait côté revers, c’était pénible. Il a imposé un style qui n’était pas le mien. Et plus c’est serré, moins tu as envie de tenter de mettre des « lattes » dans tous les sens. J’ai mis longtemps à trouver une solution.

Cela vous a troublé qu’il vous pose autant de problèmes ?

Troublé, peut-être pas. Le gars est là, il joue sa chance à fond. Je l’avais vu à Istanbul, à Indian Wells aussi contre Federer, il avait fait de supers matchs. Je me souviens m'être dit "il joue bien Schwartzman". Là, il a mis un set et demi à ouvrir une petite brèche. Ça m’a permis de prendre le deuxième set mais ensuite il est reparti. C’est rare qu’un mec comme ça, qu’on ne connaît pas trop, tienne aussi bien la cadence.

Dans le quatrième set, à un moment-clé, vous sautez un gros smash et on a l’impression que vous avez évacué votre rage, que ça a été mieux après ça ?

Pas forcément ce coup, j’en ai fait un autre avant aussi. Ça va paraître bizarre ce que je vais dire, mais c’est plus facile pour moi de faire un coup droit sauté qu’un coup droit comme celui-là. Je préfère sauter, je me sens plus à l’aise.

L’aide du public a-t-elle été importante ?

J’ai gagné parce que le public était derrière moi. Je lui dois beaucoup. [A propos du bruit des enfants] Moi j’adore, en plus de temps en temps, ça l’a agacé un petit peu en face. Je suis partisan d'un tennis dans le bruit. Ce serait bien ! Ce n’est pas plus difficile de servir que de lancer un ballon en NBA avec des gens qui font des signes et tout. Moi je trouverais ça encore plus marrant. En plus, il y a des mecs qui ont des rituels, ça pèterait un peu tout ça.