PSG : Nasser al-Khelaïfi soupçonné d’avoir demandé le versement d’une commission à l’agent de Pastore

FOOTBALL Le président du PSG est déjà dans le collimateur de la justice par rapport à l’attribution des Mondiaux d’athlétisme à Doha

A.H.

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Le président du PSG Nasser al-Khelaïfi.
Le président du PSG Nasser al-Khelaïfi. — Sipa

Edit : Les avocats de Nasser al-Khelaïfi nous ont envoyé un communiqué mardi 17 juillet précisant que le document, incriminant le président du PSG, était un faux.

Les problèmes s’enchaînent pour Nasser al-Khelaïfi. Dans le viseur de la justice dans l’affaire de l’attribution des mondiaux d’athlétisme au Qatar, le président du PSG avait été mis en examen pour « corruption active », dans l’enquête sur des soupçons de corruption en marge des candidatures de Doha aux Mondiaux d’athlétisme de 2017 et 2019. Cette fois, selon des documents fournis par Mediapart et The Guardian, complétés par ceux des Football Leaks consultés par Der Spiegel, il s’agirait du versement de commissions suspectes.

En 2011, au tout début du projet qatari à Paris, Nasser al-Khelaïfi aurait demandé, après une requête de l’actuel émir du Qatar, de verser une commission de deux millions d’euros à Marcelo Simonian, l’agent de Javier Pastore, alors à Palerme, en Italie. Le but ? Favoriser et faciliter le transfert de l’international argentin dans la capitale française. L’opération avait coûté plus de 40 millions d’euros au PSG. Selon l’article sept de la Fifa, relayé par le Guardian, il est formellement interdit que le président d’un club paie un agent de joueurs.

Contacté par Mediapart, l’agent de Javier Pastore, qui évolue aujourd’hui à l’AS Roma, nie avoir touché une telle commission : « Je ne pouvais pas recevoir de commission, car j’étais copropriétaire du joueur. » Malgré ce démenti, le site d’information a bien confirmé que Marcelo Simonian avait bien négocié une commission avec le PSG. D’autant que la signature de Nasser al-Khelaïfi sur une lettre demandant le versement de ces deux millions d’euros a été retrouvée par Mediapart et The Guardian.

Dans un communiqué, les avocats du président du PSG affirment que ce document est « un faux et n'a pas été écrit ni signé par M. Al-Khelaifi. » Par conséquent, il « déposera une plainte pénale pour faux et usage de faux en France ».