JO Paris 2024 - Voile : A Marseille, on commence à tirer la tronche devant le manque de médailles
JO PARIS 2024•L’Equipe de France n’a, pour l’instant, gagné qu’une médaille de bronze dans les compétitions de voile à Marseille pour ces JO de Paris 2024Adrien Max
L'essentiel
- La France n’a remporté qu’une seule médaille, de bronze, depuis le début des compétitions de voile à Marseille pour ces JO de Paris 2024.
- Les principales chances de médailles françaises déçoivent les unes après les autres, au point de voir poindre la morosité sur la Marina de Marseille.
- Les dernières chances de médaille pour la France résident dans le kitesurf, où Axel Mazella peut encore jouer un podium, et surtout Lauriane Nolot peut viser l’or.
A la Marina olympique de la loose,
A Marseille, même quand on n’attend rien, on arrive quand même à être déçu dans ces JO de Paris 2024. Comme ce mercredi midi, pour la finale des ILCA 6 à laquelle participait pourtant une Française, Louise Cervera. Classée huitième avant le départ, la navigatrice de 26 ans ne pouvait de toute façon plus jouer la médaille, mais elle a quand même réussi à terminer cette finale à la dernière place, à cause d’un mauvais choix tactique, avant de carrément heurter une bouée et d’y rester coincée. La totale.
« Mon choix était de partir au-dessus de la flotte en partant sur la gauche, sauf que ça ne l’a pas fait. Je l’ai vu directement en partant, même pas cinq secondes après. Pour la bouée, j’ai mon écoute qui s’est coincée dans ma barre donc je l’ai touchée. J’ai dû défaire mon écoute et faire un 360°. C’était un peu la cata », admet-elle, mais avec le sourire.
Proche du KO
La voir en finale était de toute façon déjà un petit exploit, pour celle qui disputait ses premiers JO et promet désormais d’arriver « en leader et pas en outsider » dans quatre ans, à Los Angeles.
Son homologue masculin, Jean-Baptiste Bernaz, arrivait justement avec ce statut pour sa cinquième olympiade. Mais il ne s’est même pas qualifié pour la medal race. « Je suis proche du KO hein. J’ai dû attaquer de plus en plus en même temps que mes chances diminuaient. Il n’y a rien qui s’est passé comme je l’aurais espéré. Là maintenant j’ai envie de pleurer, ça fait chier parce que j’ai raté mes jeux. J’avais imaginé plein de scénarios, mais pas celui-là ! », confiait-il lundi, le moral dans les chaussettes.
Peu de médailles, encore moins de vent
Et les athlètes sont presque en train de contaminer la salle de presse, devant autant de résultats décevants. Les premiers jours d’insouciance à profiter des JO les pieds dans le sable, à se dorer la pilule sur le bateau en jetant un coup d’œil aux compétitions, semblent loin. La moisson de médailles aux quatre coins de la France, et même du monde avec l’or du Français Kauli Vaast, à Tahiti, commencent à rendre jaloux à Marseille.
Au point que les blagues sur le manque de médailles se font presque aussi nombreuses que celles sur le manque de vent. Comme si ça ne suffisait pas, le dieu Éole semble aussi absent que les victoires françaises, et chacune des finales prévues depuis le début des compétitions a été retardée. Celles d’ILCA 6, pour les femmes, et d’ILCA 7, pour les hommes ont pu avoir lieu mercredi, au lieu de mardi, mais les autres prévues ont été reportées à jeudi.
Déception chez les favoris
Mais comme pour Louise Cervera, une croix peut déjà être faite sur une médaille en Nacra 17 et en 470. La faute à des séries dans lesquelles ils n’ont tout simplement pas été assez performants. Même si c’est déjà une belle performance de voir en finale le duo du Nacra 17, Tim Mourniac et Lou Berthomieu, moins pour celui du 470, Jérémie Mion et Camille Lecointre, qui représentaient une belle chance de médaille pour l’équipe de France. « On a dit au revoir à la médaille aujourd’hui, donc il y a forcément énormément de déception parce que c’était l’objectif », ne pouvait que déplorer le duo, mardi, à la fin des séries.
Erwan Fisher et Clément Péquin, les concurrents français éliminés en séries des 49er la semaine dernière, et Nicolas Goyard en planche à voile à foil, rejoignent aussi le clan des plus grandes déceptions en voile pour ces JO de Paris 2024. Son homologue féminine, Hélène Noesmoen, a réussi l’exploit de filer en medal race, mais elle s’est fait éliminer dès les quarts de finale après une seule course.
Et même pour nos deux seules médaillées, de bronze, depuis le début des compétitions, Charline Picon et Sarah Steyaert, on s’attendait presque à mieux. Surtout pour la finale, qu’elles ont entamée en tête avant de descendre à la 3e place, même si personne ne les attendait là avant les JO. En gros, les meilleurs espoirs déçoivent pendant que les outsiders offrent un peu d’optimisme.
Tous les espoirs sur le kitesurf
Tous nos espoirs d’admirer la breloque en or reposent désormais sur nos représentants en kitesurf, Axel Mazella, chez les hommes et surtout Lauriane Nolot, chez les femmes. La championne du monde en titre, et grande favorite pour l’or, est l’une des seules représentantes de la délégation française à répondre présente. Elle est actuellement première du classement général avant la finale prévue, ce jeudi.
On croise donc fort les doigts, même si c’est vrai qu’à Marseille on a plus vraiment l’habitude de gagner. Mais à la différence du foot, les voileux sont au moins accessibles, en plus d’être sympas. Même si ça ne fait pas gagner de médailles.


















