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« C’était une boucherie », le Français Hugo Hay raconte son 5.000 m houleux

JO 2024 – Athlétisme : « C’était une boucherie ! »… Hugo Hay a redouté d’être disqualifié pour la finale du 5.000 m

ATHLETISMELe coureur français de 27 ans a été désigné par le Britannique George Mills comme le responsable de l’énorme chute ayant eu lieu ce mercredi sur la première série du 5.000 m des JO de Paris 2024
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Les épreuves d’athlétisme des JO de Paris 2024 se poursuivent, avec notamment ce mercredi les séries du 5.000 m.
  • Qualifié pour la finale, au contraire des autres Français Jimmy Gressier et Yann Schrub, Hugo Hay a longtemps redouté d’être disqualifié.
  • Celui-ci était en effet accusé par un coureur d’avoir été à l’origine d’une importante chute dans la dernière ligne droite.

Au Stade de France,

Il y a eu du grabuge, ce mercredi matin sur la première série du 5.000 m aux JO de Paris 2024. Quatre des vingt athlètes en lice sont ainsi tombés dans la dernière ligne droite. Selon l’Anglais George Mills, le responsable est tout trouvé. Cherchant du regard le Français Hugo Hay, en pleine interview pour Eurosport, Hugo Hay, bien véner, annonce : « C’est ce gars-là, qui a décalé son pied et qui m’a fait tomber ».

Une version que n’approuve évidemment pas le coureur tricolore, qualifié en tant que 7e de cette série : « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. J’étais étonné que George vienne me voir après la course parce que je n’ai vraiment rien senti du tout. Enfin si, j’ai senti que comme d’habitude, ça poussait dans les derniers 400. C’était vraiment une boucherie ! Je me suis retourné et il n’y avait plus personne, c’était incroyable ».

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« Il m’a dit quelques mots doux à l’arrivée »

Que s’est-il exactement passé dans ce dernier tour dans un Stade de France qui vibre toujours autant pour les épreuves d’athlétisme ? « A 200 m, il y a le Kényan qui me passe devant et me coupe ma course, ce qui m’arrête presque totalement, regrette Hugo Hay. Mais je suis tellement fort que j’arrive à relancer comme un porc pour reprendre tout le monde. Oui, c’était n’importe quoi, ça a coupé de partout, c’était un carnage ce dernier 400. Et puis on est aussi à des vitesses très élevées, et au moindre contact, ça déséquilibre forcément. »

Malade et diminué sur cette même série, Jimmy Gressier a suivi cet épisode un peu en retrait, avant de finir à une 9e place non qualificative : « J’ai vu que ça poussait de partout, c’est la bataille, c’est le sport. On ne va pas se laisser battre par les collègues à côté. La course à pied est un sport de contact, il faut l’accepter. Il faut être fair-play mais le contact fait partie de la course à pied ». A quel point y a-t-il donc eu friction derrière la ligne entre George Mills et Hugo Hay ? « George m’a dit quelques mots doux à l’arrivée, sourit le Français. Il m’a répété que c’était à cause de moi que les coureurs étaient tombés, et qu’il se fichait de ce que j’allais dire. Je comprends sa réaction, en raison de l’adrénaline et la déception. »

Au moment de son passage en zone mixte, Hugo Hay était pressé de revoir les images, car il avait « un peu peur d’être disqualifié », comme le réclamait son nouvel ami britannique. Et là, on a pu assister à une séquence sympa, où l’athlète français visionne sur le téléphone d’un journaliste, et pour la première fois, cette fameuse séquence.

« On n’est pas des judokas »

En version intégrale, sa réaction en live est la suivante : « Oh bah ouais, on me pousse. Mais après, George il a poussé. Olala mais ouais il vient sur moi, pourquoi il vient sur moi ? ». Encore jamais disqualifié de sa carrière, le Français de 27 ans a donc flippé de longues minutes, avant de découvrir qu’il restait qualifié pour la finale, de même que les quatre athlètes (dont George Mills) ayant chuté dans l’affaire, tous repêchés.

Dans l’autre série du 5.000, il était aussi question de contacts appuyés à même de vous flinguer votre course. « J’étais confiant et bien placé, en 5e position à moins de 100 m de l’arrivée, raconte un autre Français Yann Schrub. Malheureusement, à 26 km/h, quand on se prend un croche-patte à 50 m de la ligne… Je me bats pour ne pas tomber, mais se battre pour ne pas tomber, ça veut dire ralentir et se faire prendre les dernières places qualificatives sur la fin. » Avant de conclure : « Il faut apprendre à courir en paquet, c’est une certitude. Mais de là à apprendre à éviter les chutes, c’est compliqué. On n’est pas des judokas. » Le palmarès qui se dessine pour l’athlétisme tricolore est d’ailleurs là pour le rappeler.