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Histoire, parcours, coût… La flamme olympique en cinq questions

JO de Paris 2024 : Histoire, parcours, coût… La flamme olympique en cinq questions

C’est parti !La flamme a été allumée ce mardi matin sur le site d’Olympie, en Grèce
Nicolas Stival

Nicolas Stival

Pour la flamme olympique, le grand voyage commence. Elle a été allumée ce mardi matin sur le site mythique d’Olympie et arrivera à Paris le 26 juillet, jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux. Le champion olympique d’aviron grec Stefanos Douskos, sacré à Tokyo, assurera le premier relais, avant de passer le flambeau à Laure Manaudou, titrée à Londres voici 20 ans sur 400 mètres nage libre. Cette flamme, censée résister au vent et à la pluie, représente l’idéal de paix et d’unité entre les peuples.

Une tradition pas si ancienne

Une « grande prêtresse » dans un costume inspiré de l’Antiquité, postée devant les ruines du temple d’Héra, vieilles de 2.600 ans. A priori, le rituel de la flamme pourrait sembler aussi vieux que les Jeux olympiques, créés au VIIIe siècle avant Jésus-Christ avant d’être ressuscités dans leur forme moderne par le Français Pierre de Coubertin en 1896. En fait, pas du tout.

Si des courses aux flambeaux existaient à l’époque de Périclès ou d’Aristote, elles ne concernaient que certaines festivités, mais pas les Jeux olympiques. Le relais actuel de la flamme a été institué pour les Jeux de 1936 à Berlin. Les nazis, le ministre de la Propagande Joseph Goebbels en tête, avaient en effet un penchant pour l’antiquité grecque. Pour les Jeux d’hiver, il faudra attendre ceux d’Oslo, en 1952, beaucoup moins connotés…

Le retour à la normale, enfin

En 2020 et 2021, avant les Jeux d’été de Tokyo et d’hiver de Pékin, le cérémonial avait été perturbé, comme tous les autres événements dans le monde, par la pandémie de Covid. En mars 2020, le relais avait été interrompu sur le sol grec pour éviter les rassemblements populaires et donc limiter les risques de contamination, après avoir drainé une foule très importante à Sparte. Pour cette édition, on revient aux fastes anciens, avec présence d’officiels et parcours complet et en public.

Quel parcours ?

Ce mardi, la flamme olympique a entamé un périple de 5.000 km à travers la Grèce. Le voyage va durer onze jours avec comme étapes les îles de Corfou, de Santorin, ou encore l’Acropole d’Athènes. C’est dans la capitale grecque, au stade panathéique, qu’elle sera transmise aux organisateurs français le 26 avril. La flamme quittera le Pirée à bord du Belem, un fameux trois-mâts fin comme un oiseau, pour rejoindre la France et Marseille, le 8 mai.

Passera-t-elle dans toute la France ?

Non, 64 territoires, dont cinq d’Outre-Mer, seront parcourus par près de 10.000 relayeurs sur environ 12.000 km. Certains départements, notamment le Gard, l’Isère et la Savoie, ou une grande ville comme Lyon ont renoncé à participer à la fête, pour des raisons de coût, essentiellement. « On aurait aimé le faire, naturellement, mais 180.000 euros pour une action qui dure une journée, ne nous paraissent pas raisonnables en matière d'action publique », avait ainsi expliqué Bruno Bernard, le président EELV de la métropole en juin 2023.

Quel lieu d’accueil à Paris ?

La vasque qui accueillera la flamme durant toute la durée de la compétition ne se trouvera pas au Stade de France, épicentre des Jeux. Elle sera installée dans le jardin des Tuileries, au niveau du grand bassin rond, soit entre le Louvre et la place de la Concorde, en plein cœur de la capitale. A l’origine, c’est la Cour carrée du Louvre qui devait accueillir ce symbole des JO, mais elle a été jugée moins facile d’accès au public par les organisateurs.