JO de Paris 2024 : Le plan de circulation et les bisbilles sur les transports, des non-sujets pour Tony Estanguet
jeux olympiques•Le président du Comité d’organisation s’est voulu rassurant ce mardi sur les sujets chauds du moment, à sept mois de la cérémonie d’ouvertureNicolas Camus
L'essentiel
- A quelques jours d’entrer « enfin » dans cette année 2024 qui constitue leur horizon depuis longtemps maintenant, les organisateurs des JO de Paris ont fait un point d’étape ce mardi sur l’avancée des différents sujets.
- Le président Cojo Tony Estanguet s’est notamment efforcé de déminer les critiques nées de la présentation du plan de circulation restrictif qui prévaudra dans Paris pendant la durée de la compétition.
- Il a également été interrogé sur les transports, alors que les querelles se multiplient ces dernières semaines entre la mairie de Paris, la région Ile-de-France et le gouvernement.
L’annonce, fin novembre, du plan de circulation dans Paris pendant la période des Jeux olympiques et paralympiques a fait bondir les riverains et commerçants concernés – en tout cas ceux à qui on a parlé. Le dispositif en quatre zones imaginé par le préfet de police Laurent Nuñez, le Cojo et la Ville de Paris prévoit de nombreuses restrictions. La circulation des véhicules motorisés sera notamment interdite dans les zones les plus proches des sites de compétitions (sauf pour les accrédités) et soumise à dérogation dans un périmètre un peu plus large, là où un fort flux de spectateurs est attendu : le secteur réunissant le Trocadéro, le Champ-de-Mars, les Invalides, le Grand Palais et la Concorde à Paris, ou autour du village olympique, du Stade de France et du centre aquatique à Saint-Denis.
« Renseignez-vous »
Le président du Comité d’organisation, Tony Estanguet, est revenu sur les critiques qui ont suivi ces annonces à l’occasion d’une grande conférence de presse « bilan 2023/perspectives 2024 » tenue ce mardi midi. L’ancien champion olympique a défendu un « gros travail réalisé ces derniers mois pour minimiser au maximum les impacts sur les acteurs économiques et les riverains », rappelant que ce n’était pas non plus « l’ensemble de la ville qui serait bloquée ». Il vante « l’effort de pédagogie » des organisateurs, qui en dévoilant le plan si tôt « donnent de la visibilité » pour s’organiser.
« On souhaite que les gens profitent de ces Jeux. Forcément, il y aura quelques impacts et nuisances, on ne peut pas organiser un événement comme les JO sans aucun impact, mais on a vraiment essayé de les réduire, a-t-il martelé. Notre message est "renseignez-vous", vous avez tous les documents à disposition. » Les cartes des périmètres et un tableau récapitulatif des personnes autorisées sont à télécharger sur le site de la préfecture de Paris. Les demandes de dérogation seront à déposer sur une plateforme mise en ligne a priori au mois de mars.
Tous les politiques mobilisés sur les transports, si si
Mais le retour du QR code pour avoir le droit de se déplacer dans certaines zones de la capitale passe mal auprès de certains, qui y voient avec lassitude une résurgence de la période du confinement. « Notre volonté est de maintenir l’activité économique telle qu’elle est habituellement à cette période, a répondu le directeur général de Paris 2024, Etienne Thobois. Il ne s’agit pas que les gens restent chez eux, le but est justement d’avoir le maximum de fluidité, de faire en sorte que les zones de compétitions soient accessibles facilement à pied ou à vélo. »
Quant à la question des transports en commun, objet de petites phrases et de querelles sur fond d’arrière-pensées politiciennes ces dernières semaines entre la maire de Paris Anne Hidalgo, la présidente de la région Valérie Pécresse et le ministre en charge du secteur Clément Beaune, le Cojo dit observer ça de loin. « Moi, je me fie à la relation que j’ai avec chacun d’entre eux en direct. Et je peux vous dire qu’ils sont disponibles et mobilisés pour apporter des solutions et que ces Jeux soient une réussite », a (r) assuré Tony Estanguet.
Durant les deux mois de compétition, l’offre de transport devra être supérieure de 15 % à ce qu’elle est habituellement en été. Pas insurmontable en soi, sauf que cette hausse sera concentrée sur quelques axes stratégiques menant aux sites de compétitions et aux fans zones, ce qui peut engendrer une saturation. « Des solutions sont discutées et la liste des sujets diminue », a encore promis le patron du Cojo. A l’écouter, tout va bien, donc, à sept mois du coup d’envoi des Jeux.



















