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ALPES-2030La France va savoir si elle reste en lice pour les JO d’hiver 2030

JO d’hiver 2030 : La France va savoir ce mercredi si elle reste en lice pour organiser les jeux

ALPES-2030Le projet, porté par les deux régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur, assure se baser sur 95 % de sites existants
Les anneaux olympiques lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin, le 4 février 2022.
Les anneaux olympiques lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin, le 4 février 2022. - Taketo Oishi/AP / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Les Alpes-2030 après Paris-2024 ? La France va savoir ce mercredi si elle a convaincu le CIO de rester en lice pour organiser les JO d’hiver dans moins de sept ans, un pari osé alors que Paris accueille ceux d’été dans huit mois.

Après une campagne express et un dossier monté en quelques semaines, Les Alpes françaises vont retenir leur respiration en fin de journée. L’annonce du CIO devrait tomber aux alentours de 18 heures au salon Hoche à Paris, là où le conclave olympique se réunit de mercredi à vendredi pour une commission exécutive.

La Suède et la Suisse sur les rangs

Peu avant dans la journée, la commission du futur hôte pour ces Jeux d’hiver présentera ses recommandations aux membres du CIO pour les éditions 2030 et 2034. A charge au CIO de choisir ensuite d’entrer ou non dans une « phase de dialogue », avec un ou plusieurs candidats, signifiant officiellement pour la ou les candidatures écartées de ce dialogue, la fin du rêve.

En face, « c’est du sérieux », expose un cadre du mouvement olympique, pour qui la Suède, candidate malheureuse pour les JO-2026, et la Suisse, « sont quand même deux mastodontes ».

Imaginer une nouvelle aventure olympique, après les JO de Paris, donne une idée du niveau d’ambition que s’est fixée la France. « Sauf que l’espacement entre les deux JO n’est pas franchement un sujet. Ça peut même être un atout », assure une source proche du mouvement olympique français.

Un projet de Nice au Grand Bornand

Jusqu’ici, le projet porté par les deux régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur a passé les points d’étapes obligatoires relatifs à l’agenda fixé par l’administration olympique. A savoir, le dossier déposé dans les temps le 7 novembre, et un grand oral de trente minutes le 21, face aux membres de la commission dédiée du CIO, avec la ministre des Sports accompagnée des deux présidents de région Renaud Muselier, Laurent Wauquiez, et du président du comité olympique français David Lappartient.

Le projet, qui assure se baser sur 95 % de sites existants, s’étend de Nice au Grand Bornand, distants de près de 500 km, avec un pôle ski alpin sur les sites de Courchevel-Méribel et de Val d'Isère, le ski de fond à La Clusaz, et un village olympique basé à Nice, tout comme les épreuves de patinage. C’est d’ailleurs à Nice qu’est envisagée la seule construction du projet, la patinoire.

Des écologistes opposés au projet

Cette candidature a pris un tournant décisif avant l’été. A peine élu à la tête du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour remplacer Brigitte Henriques fin mai, David Lappartient, également membre du CIO, a boosté un projet qui semblait en perte de vitesse. Toutefois, celui-ci n’a pas que des soutiens. Des fédérations écologistes EELV avaient ainsi dénoncé cet été « une caution présidentielle qui viendrait à l’encontre de lois zéro artificialisation nette et qui se moquerait des pénuries d’eau, les JO entraînant une accélération phénoménale du bétonnage de nos belles montagnes ».

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