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Exclu des JO pour violence, Pierre Crinon n’en finit plus de faire polémique

Exclu des JO pour violence, Pierre Crinon inscrit la liste de ses prochaines victimes sur un déguisement très douteux

HOCKEY SUR GLACEDe nouveau suspendu après avoir fait chuter violemment le gardien de Briançon en Ligue Magnus, Pierre Crinon s’est aussi illustré en portant un déguisement d’un goût plus que douteux
Aymeric Le Gall

A.L.G.

Quand les fils se touchent… encore une fois. Devenu tristement célèbre cet hiver lors des JO de Milan-Cortina après s’être violemment battu sur la glace avec le Canadien Thomas Wilson - ce qui lui avait valu une exclusion pure et simple de la compétition - le hockeyeur français Pierre Crinon a une nouvelle fois remis ça en Ligue Magnus, la première division nationale, samedi.

Le défenseur grenoblois, qui a violemment fait tomber un joueur des Diables rouges de Briançon lors du quart de finale des play-offs, a été suspendu huit matchs par la CIRJ, qui a retenu la récidive comme circonstance aggravante, lui qui avait déjà pris sept matchs en décembre dernier après avoir donné des coups à Matt O’Connor, le gardien de but d’Angers, victime d’une commotion cérébrale.

Un déguisement qui ne passe pas

Mais ce n’est pas tout, parce que sinon ça ne serait pas drôle : le joueur de trente ans est aussi pris dans une polémique hors des terrains après la publication d’une vidéo dans lequel on le voit déguisé en prisonnier dans une combinaison orange à l’américaine avec, dans le dos, le nom de ses victimes passées et futures. En arrière plan, on reconnaît ses coéquipiers François Beauchemin et Antoine Fertin.

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En effet, on peut voir inscrit au marqueur (et rayé par un trait) les noms de Robin Gaborit, de Matt O’Connor et de Thomas Wilson, tous trois tombés sous les coups de Crinon, ainsi que ceux, pas encore barrés (et donc sur sa liste des personnes à dégommer à l’avenir), de Pierre Bergeron et Kohei Sato, respectivement entraîneur et joueur des Diables rouges de Briançon, ainsi que celui de Pierre-Yves Gerbeau, le président de la Fédération française de hockey… « Ce n’est pas une plaisanterie, surtout de la part d’un joueur qui multiplie les actions violentes et qui récidive sans cesse », s’est insurgé l’un des cadres du club des Diables Rouges de Briançon sur BFM DICI.

Une blague douteuse qui ne fait rire personne

Au lieu de la jouer discret et de sanctionner son joueur pour cette blague qui ne fait pas rire grand monde à part lui, le président des Brûleurs de loups de Grenoble Jacques Reboh a préféré prendre la défense de Pierre Crinon et de dénoncer une « volonté de nuire au club », avant le match de samedi qui pourrait consacrer la qualification des Grenoblois, qui mènent actuellement (3-1) face à Briançon.

« Ça me fait mal qu’on diabolise un joueur que j’apprécie. Lors des soirées de fin de saison, les joueurs aiment s’offrir des 'cadeaux qui piquent', c’est une blague entre potes », a soutenu ce dernier dans les colonnes de L’Equipe, assurant au passage que la photo a été sortie de son contexte.

En attendant, quoi qu’en dise son président, le comportement violent du récidiviste a poussé le procureur de la République de Grenoble à engager des poursuites judiciaires après sa bagarre aux JO, estimant qu’il n’avait « pas su saisir l’opportunité de ce classement (initialement sans suite) pour cesser tout comportement violent. » C’est donc devant la justice qu’il devra bientôt s’expliquer.