Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
La victoire spectaculaire des Bleus à l’Euro en quelques stats marquantes

Euro 2024 de handball : La victoire spectaculaire de l’équipe de France en quelques stats marquantes

handballL’efficacité de Fabregas, la vista de Remili ou la puissance de Prandi sont quelques-unes des données qui ont permis aux Bleus de retrouver leur couronne européenne en Allemagne
Nicolas Camus

Nicolas Camus

On peut parfois ressentir une certaine lassitude devant les grandes compétitions de handball, qui reviennent en même temps que la galette des rois chaque année avec un système de double phase de poule à rendre les idées de Gianni Infantino parfaitement sensées. Mais quand vient le dernier carré et que l’équipe de France a décidé de jouer à son niveau, on oublie tout dans l’instant.

Les deux derniers matchs des Bleus dans cet Euro 2024, face à la Suède et au Danemark, nous ont coûté trois ongles rongés jusqu’au sang et deux télécommandes venues se fracasser au sol après avoir bondi du canapé. Des coups de génie, des coups tout court, des scénarios suffocants, deux prolongations pour, finalement, voir les Bleus arracher le quatrième titre européen de leur histoire (33-31) – le premier depuis 2014. Derrière ces émotions, une performance collective majuscule, portée par quelques individualités hors norme. Voici quelques statistiques au sortir de cette belle compétition.

53 passes décisives pour Nedim Remili

Le joueur de Veszprém se partage avec Dika Mem la conduite du jeu des Bleus, avec une rotation entre les postes d’arrière droit et de demi-centre selon les circonstances, mais c’est bien lui, la grande majorité du temps, le leader technique et vocal de cette équipe. Depuis son repositionnement aux JO de Tokyo, le gaucher de 28 ans (124 sélections) s’impose comme l’un des meilleurs meneurs du monde. Dans cet Euro, il a délivré 53 passes décisives, le plus haut total de la compétition. Une excellence qui lui a valu d’être désigné joueur de l’Euro après la finale.

Nedim Remili reçoit le trphée de VPI de l'Euro, après la finale remportée face au Danemark.
Nedim Remili reçoit le trphée de VPI de l'Euro, après la finale remportée face au Danemark.  - AFP

88 % d’efficacité pour Ludovic Fabregas

Le Danois Mathias Gidsel et le Portugais Martim Costa se partagent peut-être le titre de meilleur buteur de cet Euro, mais celui qui a le plus gros pourcentage de réussite au shoot se nomme Ludovic Fabregas. Le pivot a inscrit 44 buts en 50 tentatives, pour un ébouriffant 88 % de réussite qui le place loin devant la concurrence. Impeccable d’un bout à l’autre du tournoi, il a illuminé la finale dimanche avec huit buts, dont un main gauche avec deux Danois sur le dos pour ramener les Bleus à hauteur à trois minutes de la sirène (26-26). C'est encore lui qui a mis le but de l’égalisation dans les dernières secondes pour aller en prolongation (27-27). Du grand art.

« Il a été décisif, grandiose. C’est un pilier de l’équipe, immense respect », a salué le capitaine Luka Karabatic après la rencontre. Car au-delà de ses buts, Fabregas (27 ans, 131 sélections) est également un monstre d’engagement, inépuisable en attaque comme en défense (6h15 passées sur le terrain, deuxième plus gros temps de jeu des Bleus sur la compétition derrière Dika Mem). « Sur le tournoi, c’est un monstre, une machine », ne peut qu’admettre Nicolas Tournat, qui doit se contenter de miettes dans l’ombre du Catalan.

127,73 km/h pour Elohim Prandi

Le héros de la demi-finale a encore apporté son écot dimanche. Auteur du but qui a enfin permis aux Bleus de revenir à égalité dans les 10 dernières minutes alors qu’ils étaient en train de ramer derrière depuis la mi-temps, Prandi est également celui qui a délivré tout le monde en fin de prolongation avec le but du 32-30. Deux tirs importantissimes, déclenchés avec son bras bionique.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

L’arrière du PSG dégage une puissance rare, qui en fait un joueur hyper spectaculaire. Son jet franc miraculeux contre la Suède avait été flashé à 118 km/h, une dinguerie quand on parle d’un shoot sans élan. Sur la compétition, son tir le plus rapide a été chronométré à 127,7 km/h, selon le site officiel. Pas le plus rapide du tournoi, le Serbe Bogdan Radivojevic s’étant apparemment amusé à envoyer un missile téléguidé à 129,4 km/h, mais question timing, le Français n’a certainement pas d’égal.

63 arrêts pour Samir Bellahcene

Quelle première pour le gardien de Kiel ! Invité de dernière minute puis propulsé numéro 1 devant Rémi Desbonnet, le gardien de 29 ans a été une des révélations de la compétition. La France a découvert ce gabarit atypique (120 kg), sur lequel l’ex-Dunkerquois s’appuie pour dégoûter les attaquants adverses, notamment sur les tirs à l’aile.

Pas en réussite lors de la première période de la finale, il a su se ressaisir pour apporter sa pierre, notamment face à Mikkel Hansen au cœur d’une prolongation bouillante (30-29, 66e). Neuf arrêts au final, qui font 63 en sept matchs sur l’ensemble de la compétition. Ça ne suffit peut-être pas à le placer sur le podium, occupé par les monstres Andreas Wolff (92 arrêts), Constantin Mostl (81) et Emil Nielsen (78), mais son ratio de 30,88 % de réussite face à ses adversaires est remarquable… surtout pour un novice.

11e titre pour Nikola Karabatic

Heureux comme un gamin, l’ancien. A bientôt 40 ans, Niko Karabatic s’est offert un quatrième titre européen, 18 ans (!) après le premier. « Irréel », a-t-il commenté après la bataille, lui qui aura été le cinquième joueur le plus sollicité dans cet Euro. « Etre de nouveau champion d’Europe, je ne pouvais pas l’imaginer. J’ai l’impression d’être sur un petit nuage », a-t-il ajouté, ému.

Un titre qui a donc une saveur particulière, alors qu’il s’agit du 11e en grande compétition pour l’arrière, détenteur du plus gros palmarès du hand mondial : Trois JO (2008, 2012, 2021), quatre Mondiaux (2009, 2011, 2015, 2017) et donc désormais quatre Euros (2006, 2010, 2014, 2024). Que peut-on dire de plus ? Simplement qu’on en espère un 12e et dernier, dans quelques mois à Paris, pour parachever une carrière époustouflante.