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«Le talent de Karabatic est sans limite», vous avez interviewé Richardson

Mondial de handball: «Le talent de Karabatic est sans limite», vous avez interviewé Jackson Richardson en Facebook Live

VOUS INTERVIEWEZL'ancien meneur de l'équipe de France, champion du monde 2001, a répondu à vos questions lors d'un échange en direct...
Nicolas Camus

Propos recueillis par Nicolas Camus

Il suit bien sûr ce Mondial de handball avec grand intérêt. Et pas seulement car il est consultant pour la chaîne beIN Sports pendant toute la durée de la compétition. Jackson Richardson était la grande figure de l’équipe championne du monde à domicile, en 2001, et espère bien se trouver des successeurs cette année. En attendant, avant le dernier match de poule des Experts face à la Pologne, jeudi, il a répondu à vos questions lors d’un Facebook live organisé par 20 Minutes. Voici une sélection de ses réponses.

Aleixa : Qui peut battre la France ?

On parle beaucoup des Danois. L’idéal serait de les retrouver en finale, pour une revanche des JO. Mais on a tendance à oublier les Suédois. Pour moi, c’est l’équipe la plus régulière dans la performance, et c’est la meilleure équipe après la France.

Tom : Nikola Karabatic est-il le meilleur joueur du monde actuellement ?

Bien sûr. Niko, au-delà de tout ce qu’il a déjà fait dans sa carrière, il n’y a qu’à voir comment il se comporte depuis le début de ce Mondial. Il attaque, il défend, ce n’est pas donné à tout le monde de savoir tout faire, et surtout de cette manière. Et si on ne le sortait pas de temps en temps, il le ferait pendant 60 minutes ! Son talent est sans limite. C’est quelqu’un qui sait enlever la pression aux autres joueurs, et pour gagner on a besoin d’un leader comme ça.




Haryouli : Est-ce que les Bleus vont réussir à garder ce rythme ?

J’espère ! Tout est question de continuité dans l’équipe. Ça part du gardien, qui doit faire les arrêts qu’il faut, aux phases offensives où il faut étouffer l’équipe adverse. La force de l’équipe de France, c’est ça, leur jeu de transition. Ils sont tellement rapides, tellement talentueux et tellement puissants que leurs adversaires dépensent beaucoup d’énergie. Et finissent par le payer.

[…] La crainte, pour nous, serait d’attendre que Nikola ou Daniel fassent la différence seuls. Il faut que les plus jeunes prennent aussi l’initiative, de temps en temps. On sait que les équipes adverses vont se focaliser sur nos deux ailiers [Abalo et Guigou], et sur l’axe composé du demi-centre et de l’arrière gauche [Narcisse-Karabatic]. Il faut qu’on soit plus fort au poste d’arrière droit, pour amener aussi le jeu par là et laisser de la place à note côté fort, le gauche.

Céline : Est-ce qu’il y a un joueur actuel qui te fait penser à toi à l’époque des Barjots ?

Oui, il y a Luc Abalo. Et Mickaël Guigou aussi. Je suis en admiration devant eux. Ces joueurs-là, ils sont imprévisibles. C’est hyper désagréable pour un entraîneur parce qu’ils vont sortir du cadre, tenter des trucs venus d’ailleurs. Mais ils sont tellement efficaces dans ce qu’ils font qu’on ne peut rien leur dire.

Romain : Ne trouve-tu pas le nouveau duo d’entraîneur un peu lisse, langue de bois ?

Eux, ils sont dans la performance. Ce n’est pas évident pour eux [de succéder à Claude Onesta]. Ils se connaissent, mais ils n’ont pas encore l’habitude de travailler ensemble et à ce poste-là. Ça ira mieux au fur et à mesure. Surtout s’il y a des victoires, d’ailleurs.

Gérard : Les plus anciens vivent sûrement leur dernière compétition, en tout cas ils sont tellement motivés qu’ils paraissent imbattables…

Ils ont envie de continuer à écrire l’histoire, tout simplement. Soulever la coupe devant ton public, ta famille, chanter la Marseillaise avec tout le monde derrière toi, il n’y a rien de mieux. On ne sait pas si c’est leur dernière compétition. Moi je n’ai pas encore entendu Omeyer ou Narcisse dire qu’ils s’arrêteront. Personnellement je ne vois pas Thierry Omeyer arrêter tout de suite, pas avec le niveau qu’il a actuellement.

Sébastien : Je saoule mes amis avec la Slovénie, alors il faut m’aider Jack, pour que je garde un soupçon de crédibilité !

Je suis tout à fait d’accord. La Slovénie est l’équipe devant laquelle je suis le plus en admiration. Ils récitent le handball, c’est simple, c’est beau. La regarder jouer, c’était comme regarder la Croatie avant. Il y a ce jeu de fixation, de passes, c’est fluide. Ils ne jouent pas forcément sur la force mais avec beaucoup d’improvisation. Ceux qui leur ressemblent chez nous, ce sont mes deux petits lutins, Luc Abalo et Mickaël Guigou. Ce n’est pas un jeu d’annonce, c’est de l’inspiration souvent. Ils sentent le hand.