Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Pourquoi les Bleus de Zizou ont un gros coup de mou en seconde période ?

France - Italie : Pourquoi les Bleus version Zizou ont un gros coup de mou en seconde période ?

panne sèche•Comme face à la Belgique, les Bleus ont sérieusement baissé en régime après l’heure de jeu contre l’Italie en Ligue des nations (1-1). Un premier problème à résoudre pour Zinédine Zidane
William Pereira

William Pereira

L'essentiel

  • Séduisante dans son projet collectif pendant la première heure de jeu contre l’Italie, l’équipe de France de Zinédine Zidane a encore montré des signes de faiblesse dans les transitions défensives après l’heure de jeu.
  • Le pressing amorcé par cellules de deux ou trois joueurs dans la moitié de terrain adverse entraîne un contrecoup dangereux, et comme l’indique Jérémy Jacquet : « Parfois, on a trop voulu y aller, parfois il faut juste rester au bloc médian. »
  • Le timing des remplacements de Zidane est également à questionner : le sélectionneur attend souvent la 75e minute pour effectuer ses premiers changements.

Au Stade de France,

Bienvenue sur le vol Air France ZZ10. Nous vous souhaitons un agréable voyage et vous information de possibles turbulences sur votre trajet en raison de la présence de trous d’air en seconde période. Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour le désagrément.

S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur ce que sera l’équipe de France de Zinédine Zidane, des tendances se dégagent après les trois premières journées de Ligue des nations. La volonté de créer des circuits de passes courts, de défendre en avançant et de gêner autant que possible la relance adverse dès la perte de balle s’inscrivent dans cette première ébauche. Ça, c’est pour les points positifs.

D’un bloc ultra-compact aux courants d’air

Pour ce qui est du moins bon, le voyant orange s’allume quant à la structuration globale du bloc tricolore passée l’heure de jeu. Vue du stade, l’équipe s’est souvent retrouvée scindée sur les transitions de la Nazionale. Il y avait déjà eu une alerte sans frais contre la Belgique. Lukebakio s’était fait une joie de dévorer les trous béants laissés par les Bleus à son entrée en jeu à la 63e minute, et il avait fallu un énorme Mike Maignan pour épargner aux Bleus une égalisation tardive (78e).

Contre l’Italie, le miracle n’a pas opéré pour le gardien du Milan AC quand Alessandro Bastoni s’est présenté devant sa surface pour sanctionner un temps fort italien. En revoyant l’action du but, on constate qu’une partie de l’équipe n’est pas en mesure de suivre le contre amorcé par la mauvaise tête de Rabiot en retrait, ce qui posera un problème au même Rabiot à la relance, faute de solution sûre après la récupération d’Upamecano, pour le résultat qu’on connaît.

L’accès à ce contenu X (Twitter) a été bloqué afin de respecter vos choix de consentement

En cliquant sur "Accepter les cookies", vous consentez au dépôt de cookies par X (Twitter) et pourrez ainsi accéder à ce contenu interactif.

Vous pouvez, à tout moment, modifier vos choix cookies ou retirer votre consentement en bas de nos pages.

En savoir plus sur notre politique de cookies et sur la politique de confidentialité de ce partenaire.

Ce qui peut être passé sous silence quand le résultat tourne en votre faveur est plus difficilement dissimulable en cas de contre-performance. Aussi plaisant et audacieux soit-il, le projet de jeu de Zizou implique pour le moment un contrecoup dangereux aux efforts lâchés dans ce redoutable pressing haut effectué par cellules de deux ou trois joueurs dans la moitié de terrain adverse et revendiqué par Pierre Kaululu. « On voulait les prendre le plus haut possible. » Consigne du coach. « Il faut savoir faire [le pressing] au bon moment, déclarait quant à lui Jérémy Jacquet après la rencontre. Parfois, on a trop voulu y aller, parfois il faut juste rester au bloc médian. »

Quid des remplacements à la 75e ?

Sentir les coups pour ne pas griller toutes les cartouches viendra avec l’expérience. On ne devient pas l’Espagne du jour au lendemain. Il y a en revanche matière à réfléchir sur le timing des remplacements effectués par le sélectionneur. Zizou a attendu la 75e minute de jeu pour lancer Eduardo Camavinga et Bradley Barcola, quand Roberto Mancini bougeait ses pions dès l’heure de jeu.

Ce fut pareil contre les Diables Rouges, à l’exception de l’entrée de Dembélé à la place d’un Lepaul transparent à la 68e minute. Les deux fois, certains joueurs, comme Cherki vendredi soir, ont donné l’impression d’être restés dix minutes de trop sur la pelouse. Fendu, le bloc tricolore s’en est remis aux qualités monstrueuses de Dayot Upamecano en un contre un pour compenser les manques.

« C’est seulement notre troisième match, je sais que, de toute façon, on va s’améliorer, relativisait Zinédine Zidane vendredi soir. Je vais être presque frustré que ça s’arrête. Mais c’est comme ça, on n’est pas un club. » Une quatrième rencontre sans accroc contre la Belgique serait bienvenue, histoire de fermer cette première fenêtre internationale l’esprit tranquille. Après tout, qui n’aime pas les vols sans turbulences ?