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« On s’en balec », le retour de Marcelino à Marseille vire à l’indifférence

OM – Villarreal : « On s’en balec », le retour de Marcelino à Marseille entre revanche et indifférence

FOOTBALLL’Olympique de Marseille s’apprête à accueillir son ancien entraîneur désormais aux manettes de Villarreal, Marcelino, en huitième de finale de la Ligue Europa, ce jeudi au stade Vélodrome (21h)
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • L’Olympique de Marseille accueille Villarreal en huitième de finale de Ligue Europa ce jeudi soir au stade Vélodrome (21h)
  • Les Marseillais retrouvent leur ancien entraîneur, l’Espagnol Marcelino, moins de six mois après son départ après seulement sept matchs à la tête de l’OM.
  • Le nom de Marcelino sera hué à coup sûr avant le coup d’envoi, mais les supporteurs ne lui réservent aucun accueil particulier et préfèrent se concentrer sur leur club.

L’histoire était semble-t-elle écrite et le hasard des boules a fait le reste. L’Olympique de Marseille retrouve son éphémère entraîneur du début de saison, l’Espagnol Marcelino, à l’occasion du huitième de finale de Ligue Europa face à Villarreal, ce jeudi soir au stade Vélodrome (21h). Les soirées européennes sont toujours chaudes à Marseille, mais celle-ci s’annonce encore plus bouillante dans ce contexte particulier. Le nom du technicien espagnol, et ami du président Pablo Longoria qui avait quitté le club en septembre après une réunion houleuse entre supporteurs et direction, sera forcément hué par les quelque 55.000 spectateurs attendus pour ce rendez-vous européen.

RMC Sport indique ce jeudi que le coach de Villarreal est escorté pour ce déplacement à Marseille par quelques membres d’une compagnie de sécurité privée. Trois policiers espagnols ont également été mobilisés pour ces deux jours en France. Mais n’imaginez pas que les groupes de supporteurs vont pour autant lui faire « l’honneur » de brandir des messages hostiles.

« On ne parle pas de Marcelino »

« On s’en bat les cou*****, pourquoi on mettrait des banderoles pour ce malade ? On va pousser notre équipe en espérant une victoire qui nous sortirait un peu plus de cette période de crise », lance-t-on chez les South Winners. Mais aussi un peu plus bas, comme chez cet abonné du Commando Ultra 84 : « On s’en balec de lui ». En face, il n’y aura pas de banderoles non plus puisque le virage nord est suspendu après l’utilisation d’engins pyrotechniques contre Donetsk. Mais peut-être que des sifflets émaneront aussi des 5.000 enfants de la région invités par le club pour l’occasion.

L’Olympique de Marseille ne craint pas, non plus, de débordements ou de comportements trop hostiles envers le premier entraîneur de la saison. Interrogé à ce sujet, le nouvel entraîneur après Marcelino et Gattuso, Jean-Louis Gasset, a lui aussi voulu dédramatiser ce retour lors de la conférence de presse d’avant match : « On ne parle pas de Marcelino. Personnellement je n’en parle pas. Je n’étais pas en France quand il était ici. C’est quelqu’un de respectable, son équipe est bien organisée. [Jeudi] on fera le maximum pour contrecarrer tout ça. ».

Quentin Merlin, qui était encore du côté du FC Nantes en début de saison, a de toute façon rappelé qu’ils « jouent contre Villarreal, pas contre le coach ».

« Ma conscience est très tranquille »

Voilà pour le discours officiel. Mais Marseille garde une certaine rancœur envers Marcelino. Pas forcément pour son bilan, loin d’être catastrophique, avec trois victoires, trois nuls et une défaite en sept matchs. Plus pour sa façon de quitter le navire sans prévenir. Il avait été le premier à jeter l’éponge lors de la première crise de la saison, alors qu’une partie des groupes de supporteurs avaient demandé la démission de la direction, plus que la sienne. La greffe entre Marcelino, jugé trop mou et froid, et l’OM, ne semblait de toute façon pas prendre.

A Marseille, on retient surtout que, depuis son départ, le technicien ne rate pas une occasion d’envoyer des piques à son ancien club. Comme en octobre dernier lorsqu’il confiait à l’Equipe que Marseille « est un club où créer un projet est absolument impossible ». Avant d’enfoncer le clou quelques jours plus tard dans le quotidien madrilène AS : « Les faits sont là. Il y a un changement constant d’entraîneurs et de joueurs. Il est impossible de générer un projet solide et gagnant », avait-il ajouté tout en estimant que « les ultras veulent tout contrôler et cela empêche l’évolution de Marseille ».

Mercredi, en conférence de presse pour son retour au stade Vélodrome, Marcelino a préféré jouer l’apaisement, après quelques mots en Français : « Le temps passe vite, il me semble que j’étais encore ici hier. Je n’ai rien à dire sur le reste. J’aurais aimé terminer mon travail ici, respecter mon contrat de manière normale. C’est une expérience vécue, c’est tout. Je me concentre sur le présent. Ma conscience est très tranquille. » Les Marseillais l’auront encore plus après l’avoir battu.