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« Créer un projet est absolument impossible à l’OM », regrette Marcelino

OM : « Créer un projet est absolument impossible à Marseille », regrette Marcelino

FOOTBALLPour la première fois depuis sa démission de l’Olympique de Marseille, il y a trois semaines, l’entraîneur espagnol est revenu ce mercredi sur sa décision et sur le bouillant contexte entourant le club olympien
Jérémy Laugier

J.Lau.

Trois semaines après son retentissant/mystérieux départ de l’Olympique de Marseille, Marcelino a pris la parole pour la première fois. On était très curieux de connaître les raisons exactes de la démission de l’entraîneur espagnol, ami de longue date de Pablo Longoria, et celui-ci reste très évasif à ce propos dans l’interview qu’il a accordée à L’Equipe.

« Après la réunion du lundi [avec les leaders des principaux groupes de supporteurs], où Pablo avait été menacé, la décision était prise, raconte Marcelino. Elle impliquait Pablo et le reste des dirigeants. Ils ne pouvaient accepter, en aucun cas, ce type de menaces, ni continuer à travailler dans cette situation. J’étais très en colère, déçu et triste. Je n’ai pas pris la décision de partir, ce fut une décision générale, étant donné les menaces absolument répréhensibles. »

« Jamais je n’accepterai des menaces dans le cadre de mon travail »

Pourtant, l’ancien coach de Valence a été le seul à démissionner (avant bientôt le directeur du football Javier Ribalta ?). « Ce n’est pas que nous voulions partir, c’est que la situation était intenable, explique-t-il à ce sujet. Tu ne peux pas accepter des menaces comme quelque chose de normal. Donc, nous avons pris cette décision. Ensuite, si Pablo, Pedro (Iriondo, le directeur stratégique), Stéphane (Tessier, le directeur administratif et financier) ou Javier (Ribalta) changent d’avis, dans des circonstances que je ne connais pas… Il y a les responsabilités de chacun, le fait de ne pas laisser le club sans commandement, dans une période où les matchs s’enchaînent avec une compétition en cours, tout cela a changé la décision initiale. Je respecte tout cela. »

Si Marcelino s’est donc peut-être précipité dans sa prise de décision, bien qu’il assure n’avoir « jamais reçu de menaces » et ne s’être « jamais senti en danger » à Marseille, on sent bien dans l’interview qu’il ne regrette pas le contexte global entourant l’OM. « Je n’avais jamais vu cela de ma vie et je pense que je ne le verrai plus, glisse l’entraîneur de 58 ans. Jamais je n’accepterai des menaces dans le cadre de mon travail. Ces événements déplorables démontrent que ce n’est pas un club aussi grand que ce qu’il voudrait être. Certains supporteurs radicaux qui veulent influer en permanence sur les événements l’empêchent d’être un grand club. Mon expérience très courte me fait penser que c’est un club où créer un projet est absolument impossible. » Cette fois, la page Marcelino est tournée pour de bon, et Gennaro Gattuso a montré dimanche contre Le Havre (3-0) qu’il avait de quoi correspondre au volcanique Vélodrome.