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Un an après son sacre, le PSG peut-il reconquérir l’Angleterre du foot ?

Ligue des champions : Un an après son sacre, le PSG peut-il à nouveau conquérir l’Angleterre ?

guerre de cent ansLe PSG défiera Chelsea en 8es de finale de Ligue des champions. Et en cas de qualification, les Parisiens auront de fortes chances de connaître un parcours très anglais, comme l’année dernière
PSG - Monaco : Le brief-débrief de la qualification parisienne en Ligue des champions
William Pereira

William Pereira

L'essentiel

  • Le PSG affrontera Chelsea en 8es de finale de la Ligue des champions, puis très hypothétiquement Liverpool, Manchester City et Arsenal. Un parcours entièrement anglais qui n’existera pas sans battre Chelsea, fossoyeur des Parisiens en finale de la Coupe du monde des clubs.
  • Le Paris Saint-Germain a-t-il les moyens de reconquérir l’Angleterre, après avoir battu Liverpool, Aston Villa et Arsenal l’année dernière ? Rien n’est moins sûr. Le PSG traverse une période difficile avec une baisse de régime de ses cadres, des blessures et des résultats irréguliers, après avoir joué 103 matchs depuis le début de la saison 2024-25.
  • Luis Enrique adopte une posture confiante malgré les difficultés en affirmant : « On est habitués, les champions c’est nous dans cette compétition, les problèmes sont pour les autres équipes qui jouent contre nous. »

Eurostar 2, le retour ? Le tirage au sort de la Ligue des champions a livré son verdict en orientant une nouvelle fois le Paris Saint-Germain vers l’Angleterre, en commençant par Chelsea, son adversaire en 8es de finale. Bien évidemment, tout sera conditionné par cette double confrontation contre le fossoyeur des Parisiens en finale de la Coupe du monde des clubs. Un match que les Blues refusent de prendre pour référence. « Avec un match aller-retour, ça sera différent, a déclaré le directeur des opérations football de Chelsea sur Canal+. On ne peut pas parler de revanche, ça sera totalement différent. »

Une analyse partagée par Luis Enrique depuis le centre d’entraînement de Poissy. « Ce sera fascinant de jouer contre une des meilleures équipes anglaises, que nous connaissons bien. Aucun sentiment de revanche, ce sont des compétitions différentes. »

Le parcours possible : Chelsea, Liverpool, City et Arsenal

A considérer que le PSG, bloqué depuis des mois sur le mode courant alternatif, surmonte l’épreuve londonienne, il pourrait être amené à visiter le Royaume comme l’année dernière - le triptyque Liverpool, Aston Villa, Arsenal ne leur avait pas trop mal réussi. Car après Chelsea, un quart de finale hypothétique contre Liverpool l’attend, avant une demi-finale encore plus conjecturale face à Manchester City, et, allons au bout du délire, une finale contre Arsenal. La tournée idéale pour fêter les 960 ans du couronnement de Guillaume le Conquérant, quoi.

Un tableau qui conforte probablement Luis Enrique dans l’idée d’un grand complot des dieux européens du football contre le Paris Saint-Germain, victime de tirages au sort infâmes depuis deux saisons, il faut le reconnaître. « Si une équipe a eu le pire groupe (de phase de ligue) c’est nous, s’il y a une équipe prête pour le prochain tour, c’est nous », martelait encore l’Asturien après la qualification contre Monaco, mercredi soir.

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S’il y a une équipe prête à affronter des clubs anglais, c’est eux, aussi. A les battre ? Rien n’est moins sûr. Cette saison, Paris a déjà affronté Tottenham (deux fois) et Newcastle, pour un seul succès dans le temps réglementaire - face aux Spurs (5-3) lors de ce qu’on peut considérer comme la dernière soirée européenne mémorable du PSG à ce jour.

Et depuis, les signaux envoyés par les champions d’Europe en titre ne sont pas vraiment positifs : baisse de régime de ses cadres (Vitinha, Pacho, Mendes) quand ce ne sont pas des blessures (Dembélé, Ruiz) et résultats irréguliers. 103 matchs depuis le début de la saison 2024-2025 et sans réelle préparation physique entre les deux exercices ni de mercato à la hauteur, il fallait bien passer à la caisse à un moment ou l’autre, comme l'a rappelé Enrique ce vendredi.

« C'était impossible d'avoir tous les joueurs prêts cette saison, l'année dernière c'était très intense et on paie le prix. Seulement trois semaines de vacances, ce ne sont pas des machines. La dernière saison a conditionné cette saison. Il faut s'adapter. On a joué aucune fois avec les 10 joueurs titulaires de la Ligue des champions. Ca montre qu'on ne peut rien planifier. »

« Les problèmes sont pour les autres équipes qui jouent contre nous »

La gueule de bois post-jours heureux s’est installée et on ne sait pas si elle quittera les Parisiens avant la saison suivante. Luis Enrique gère ses forces vives comme il le peut en espérant que leur batterie se recharge suffisamment avant la double baston contre Chelsea. Le nouveau venu Dro Fernandez permet de faire tourner au milieu en l’absence de Fabián Ruiz, c’est toujours ça de pris. Est-ce suffisant ? Boarf.

L’année dernière, les Parisiens ont écarté les clubs anglais de leur route en imprimant une intensité délirante dans leurs offensives et le contre-pressing, autant de paramètres désormais intermittents, comme on l’a encore constaté face à Monaco. Reconquérir l’Angleterre avec des jambes en plomb, quand on connaît la force de frappe athlétique des clubs britanniques, en voilà une drôle d’idée.

Champion du bluff et du camouflage de poussière sous le tapis, le coach du PSG compense les manques en occupant le terrain psychologique comme à son habitude à coups de punchlines mi-intimidantes, mi-optimistes. « On est habitués, les champions c’est nous dans cette compétition, les problèmes sont pour les autres équipes qui jouent contre nous. » Des mois que l’Espagnol joue le même numéro de poker. Les 10 et 17 mars, il sera temps de retourner les cartes et de voir ce que le PSG a encore réellement dans le ventre. On ne demande qu’à être surpris.