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Touché par la grâce face aux Spurs, le génie Vitinha franchit un nouveau cap

PSG - Tottenham : « Peut-être le prochain Ballon d'or »... Vitinha, l’irrésistible ascension du maestro

MaestroHomme du match et auteur d’un triplé, le milieu parisien a sauvé une soirée qui aurait pu mal tourner pour le PSG contre Tottenham en Ligue des champions
PSG - Tottenham : Le brief-débrief de la victoire parisienne (5-3)
William Pereira

William Pereira

L'essentiel

  • Vitinha a marqué un triplé décisif lors de la victoire du PSG contre Tottenham en Ligue des Champions (5-3), permettant à son équipe de renverser la situation après les deux premiers buts de Richarlison et Kolo Muani.
  • Le milieu portugais a évolué depuis son arrivée à Paris, passant d’un joueur timide à un véritable leader technique qui contrôle le jeu parisien, ce que souligne Marquinhos : « Aujourd’hui c’est lui qui contrôle notre jeu, notre maître au milieu du terrain, donne le tempo, d’un côté à l’autre. »
  • Vitinha est désormais considéré comme l’un des meilleurs joueurs de sa génération avec une troisième place au Ballon d’or, mais il reste modeste en déclarant : « L’équipe, c’est le plus important. Et l’équipe a été incroyable. »

Au Parc des Princes,

Vitinha est un joueur de paradoxes. Petit par la taille, grand par le génie, chétif mais assez fort pour porter un PSG hyper fébrile défensivement sur ses épaules en Ligue des champions. Le Portugais a beau raconter des histoires, tout ramener à « l’équipe » lors de son passage en zone mixte, Paris lui doit la victoire contre Tottenham. Point. Pose ta modestie dans un coin et bombe un peu le torse, petit Victor, car sans toi, pas de révolte. Sans toi pas de poussière sous le tapis. Sans toi, pas de fin heureuse.

Dans un Parc des Princes endormi par le froid et l’ouverture du score de Richarlison, le Portugais a été touché par la grâce. « Sensationnel », dira Luis Enrique. Et aidé par la naïveté adverse : qui donc en 2025 est assez bête pour laisser autant d’espace au numéro 17 parisien devant la surface en connaissance de sa qualité de frappe ? La punition est aussi belle qu’évidente, frappe fouettée sans contrôle et barre rentrante. Le deuxième but de son triptyque exploite quant à lui une autre facette de l’arsenal technique du milieu portugais, le coup d’œil, la qualité de dribble et un mauvais pied qui porte mal son nom.

Luis Enrique a aimé la réaction de Vitinha après son erreur

Vitinha a raison de parler de « chance », car dans un mauvais soir, les deux frappes finissaient dévissées, mais il oublie que celle-ci ne sourit qu’aux audacieux. Il y a dans ce triplé la récompense d’une montée en puissance déjà prépondérante dans le sacre européen du Paris Saint-Germain, mais aussi le signe d’une évolution constante, pas seulement technique et tactique. Le milieu arrivé à Paname sur la pointe des pieds, limite harcelé par Neymar et Messi, a bien grandi et gagné en caractère.

Ce n’est pas un hasard si ce que Luis Enrique a préféré de son maestro mercredi, « c’est quand il a raté (et perdu un ballon qui a conduit au troisième but de Tottenham) et qu’il a voulu marquer le troisième but ». L’entraîneur espagnol doit se satisfaire de l’éclosion d’un tel leader, alors que Marquinhos, qui vient de fêter son 500e match avec le PSG, n’est plus dans ses jeunes années.

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« Vitinha nous montre à quel point il est important, soulignait justement le Brésilien après la victoire. Je l’ai vu arriver et prendre du poids dans cette équipe. Aujourd’hui c’est lui qui contrôle notre jeu, notre maître au milieu du terrain, donne le tempo, d’un côté à l’autre. » Lui qui, buts mis à part, surnageait au milieu quand tout menaçait de foutre le camp par sa capacité à échapper à la pression des Anglais à la relance et grâce à ses passes tranchantes. Avec son caviar pour Warren Zaïre-Emery en première période, il n’était pas loin d’inventer le alley-oop version football.

« Vitinha, waouh, quel joueur »

Vitinha, qui n’avait « jamais imaginé marquer un hat-trick », est aujourd’hui l’un des meilleurs joueurs de sa génération, peut-être le meilleur dans son registre. Le monde est à ses pieds, ou du moins l’entraîneur adverse, Thomas Frank. « Nous avons joué contre une bonne équipe, avec un Ballon d’or (Ousmane Dembélé) et peut-être le prochain… Vitinha, waouh, quel joueur. »

Sa troisième place au Ballon d’or en appellera d’autres s’il conserve ce niveau, et il en est conscient. « La première année de Luis Enrique m’avait déjà aidé énormément. J’avais fait une excellente saison, mais je pense qu’avec la deuxième saison, la Champions League et tout… Mais maintenant le défi, c’est de maintenir ce niveau de compétitivité. Ce n’est pas facile, c’est mon grand défi individuel. Mais je vais toujours retomber sur la même chose. L’équipe, c’est le plus important. Et l’équipe a été incroyable. » C’est plus fort que lui, il faut toujours qu’il soit modeste.