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Une thérapeute de couple aide le PSG à affronter le retour de ses « ex »

PSG - Aston Villa : Asensio, Emery, Digne… Comment affronter le retour de ses ex ? Une thérapeute de couple guide le PSG

footballLe club parisien retrouve quelques anciens à l’occasion de ce quart de finale aller de la Ligue des champions. On sait comment ça se termine, en général…
Nicolas Camus

Nicolas Camus

L'essentiel

  • Le PSG reçoit Aston Villa ce mercredi au Parc des Princes en quart de finale aller de la Ligue des champions (20h45).
  • A cette occasion, les Parisiens vont retrouver face à eux quelques anciens de la maison, comme l’entraîneur Unai Emery, Marco Asensio et Lucas Digne, ainsi qu’un joueur qui leur a laissé un très mauvais souvenir la dernière fois qu’il est venu au Parc.
  • Affronter ses « ex » n’est jamais une chose facile. Une thérapeute de couple nous aide à évaluer le danger qu’ils représentent pour le club parisien.

On sait, ils savent, tout le monde sait. Face à Aston Villa, ce mercredi en quart de finale aller de la Ligue des champions, les Parisiens vont retrouver quelques anciens de la maison dans le camp adverse. Avec une probabilité non négligeable que l’un d’eux ne leur joue un sale tour. Parce que c’est un truc vieux comme le foot, et parce que le PSG est souvent bon client en la matière.

La croyance est assez répandue à Paris, en tout cas. Le site « Histoire du PSG » a même répertorié le phénomène. Résultat, 73 buts encaissés par des anciens depuis le début des années 80 jusqu’à la saison 2020-2021, dont le plus gros coup de poignard, bien sûr, celui de Kingsley Coman qui a offert la Ligue des champions au Bayern Munich en 2020, lors de la seule finale parisienne de son histoire en C1.

Alors, qui va endosser le rôle du méchant cette fois ? Pour nous aider à y voir plus clair, nous avons sollicité l’avis de Marjorie Andréa-Mateu. Thérapeute à Colombes (92), elle est spécialisée dans les relations de couple, et sait tout des sentiments qui animent un ex après une séparation. En plus, elle suit vaguement l’actualité du PSG grâce à son fils de 10 ans, intarissable sur le ballon rond. Exactement l’expertise qu’il nous fallait.

Unai Emery

L’ex brillant, exalté, loquace, mais finalement trop dans son monde pour que la connexion se fasse. Lui au moins ne pourra pas marquer de but, mais son rôle dans cette double confrontation sera prépondérant. L’entraîneur espagnol va recroiser le PSG pour la première fois depuis son départ en 2018, et il aura bien sûr préparé ce rendez-vous avec minutie.

Pointilleux, pour ne pas dire obsessionnel, il a gagné sept titres en deux saisons à Paris mais reste marqué au fer rouge par l’humiliation de la remontada. Auteur également d’un passage très mitigé à Arsenal, il conserve malgré lui la réputation d’un faiseur de miracles… dans des équipes de second rang (quatre fois vainqueur de la Ligue Europa avec le FC Séville puis Villarreal, passage de la lutte pour le maintien à la C1 en deux ans avec Villa).

L’analyse de notre psy : « D’après ce que vous me dites, Paris reste un point noir dans sa carrière. Pour se guérir de cet échec, il aura sans doute ce désir de vengeance inconsciente. Pour lui, battre le PSG permettrait de tourner la page, enfin, notamment par rapport à cette défaite contre Barcelone. Comme après une séparation dans un couple, on veut montrer qu’on a su rebondir et briller à nouveau. Comme c’est la première fois qu’il rencontre son ex, le symbole serait fort. Ça voudrait dire "j’ai su me réinventer, je referme cette relation, et maintenant on va se souvenir de moi non plus comme celui qui a échoué mais comme celui qui a continué à avancer et qui est peut-être encore meilleur maintenant". »

Unai Emery le soir de la remontada à Barcelone, le 8 mars2017.
Unai Emery le soir de la remontada à Barcelone, le 8 mars2017.  - Josep Lago

Marco Asensio

L’ex talentueux mais un peu flemmard. Celui dont on connaît le potentiel, mais dont on finit par se lasser à force de devoir le porter. L’ancien du Real ne s’est jamais imposé à Paris, où sa patte gauche a fait quelques merveilles restées sans lendemain (6 buts en 41 matchs). Utilisé parfois milieu relayeur, parfois sur un côté, parfois en faux 9, il était surtout vu comme une roue de secours par Luis Enrique pendant l’année et demie où il est resté.

Changement d’ambiance à Villa. Installé en meneur de jeu par Unai Emery, Asensio flambe avec déjà 8 buts inscrits en 10 matchs, dont un doublé contre Bruges en 8e de finale retour pour assurer la qualification. C’est bien simple, depuis qu’il est arrivé en Angleterre, pas un joueur n’a été plus efficace que lui. Le père Marco est chaud.

L’analyse de notre psy : « Pour lui, c’est assez clair. A Paris, il n’avait pas de reconnaissance, pas de place vraiment à lui puisqu’on le bougeait partout. Et dans un couple, s’il n’y a pas cette reconnaissance, ce regard de l’autre qui montre de la confiance, on ne se sent pas porté. Là apparemment en Angleterre il est reconnu, et dans ces cas-là, ça donne des ailes. C’est complètement logique. Pour moi, c’est lui le plus dangereux parce qu’il y a un vrai sentiment de revanche. Je pense qu’il est très présent chez lui. »

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Lucas Digne

L’ex sérieux, bien sous tout rapport, qu’on a connu jeune et avec qui on s’est séparé à l’amiable. Celui qu’on craint le moins, en somme, avec sa tête de gentil et surtout une histoire assez linéaire avec le PSG, qu’il a rejoint en 2013 pour passer un cap après des débuts très prometteurs avec le Losc. Il a ensuite goûté au gratin européen, avec deux saisons passées sous les couleurs du Barça. On le craint d’autant moins qu’il est défenseur.

Mais attention, le danger ne vient pas toujours d’où on l’attend. Les Parisiens ne sont pas à l’abri d’une galette venue de son pied gauche sur coup de pied arrêté, domaine où ils connaissent de sérieux trous d’air. Et pourquoi pas même un coup franc direct, comme celui qu’il avait inscrit avec les Bleus en Italie l’automne dernier.

L’analyse de notre psy : « J’ai l’impression que pour lui, Paris était une étape dans sa carrière, donc la séparation s’est faite sans histoire. Chacun a été au bout du chemin ensemble, les deux parties se sont apportées ce qu’elles pouvaient et décident donc de se séparer. Dans ces cas-là, il n’y a pas de rancœur, pas de revanche, pas une blessure à guérir. Il a juste continué son chemin en paix. »

TOUTE L'ACTU DU PSG

Bonus : Marcus Rashford

La vieille connaissance, avec qui on a eu un crush à un moment mais l’histoire ne s’est pas faite. Pour Rashford et Paris, c’était à l’été 2022. Et l’Anglais a vraiment été proche de s’engager. « Si Leonardo était resté (au poste de directeur sportif), il aurait signé », assure une source anglaise dans L’Equipe de mardi. Quelques années plus tôt, il avait fait très mal aux cœurs parisiens en inscrivant un penalty au Parc au fin fond des arrêts de jeu un soir de 8e de finale retour de C1 en mars 2019, pour finir d’humilier Paris avec la B de Manchester United (1-3).

Au point mort à MU, il a finalement migré à Birmingham en février pour se relancer. Avec succès : l’international aux 62 sélections vient de claquer trois buts en quelques jours, après plus de quatre mois de disette. Un bon profil d’enquiquineur en chef, lui aussi.

Un très bon souvenir pour les supporters parisiens.
Un très bon souvenir pour les supporters parisiens.  - Chine Nouvelle

L’analyse de notre psy : « Ça dépend déjà s’il y a des regrets que ça ne se soit pas fait. Parce que si l’autre nous a fait du pied et ne nous a pas pris ensuite, forcément, on le vit mal. Et dans ce cas, ça va être "tu vas voir". Après, la question est de savoir si l’intérêt est toujours là. Si ce n’était qu’un crush, bon, il n’y a pas de motivation supplémentaire quand on revoit l’autre, ça fait longtemps qu’on est passé à autre chose. Mais si l’attraction est toujours là, que c’est toujours un objectif pour le joueur de signer dans ce club ou qu’il sent que le club est toujours intéressé, là il peut être très dangereux. Parce qu’il va vouloir atteindre ce but coûte que coûte. »