Le penalty du désastre
Le penalty du désastre — Anne-Christine POUJOULAT / AFP

FOOTBALL

PSG-Manchester United: Et l'invraisemblable se reproduisit... Paris sorti en huitièmes par les U19 mancuniens

La malédiction parisienne en Ligue des champions a encore frappé

Au Parc des Princes,

C’est à croire que ce PSG est maudit. Paris s’est fait éliminer en huitièmes de finale de Ligue des champions par un Manchester United pourtant affaibli (défaite 3-1) comme il sait désormais si bien le faire : en se sabordant. Fébriles derrière et imprécis en attaque, les hommes de Thomas Tuchel​ n’ont pas été à la hauteur de l’exploit du match aller et ont réussi à gâcher une victoire 2-0 à l’extérieur. Un nouveau chef-d’œuvre de lose.

Des ultras chauds, un Parc vite refroidi

On joue la 12e minute quand Bernat envoie un bon ballon de Mbappé dans la cage de De Gea. Le speaker du Parc commet une énorme bourde en annonçant l’ouverture du score parisienne. La vérité, c’est que Lukaku avait, dix minutes plus tôt (2e), refroidi un stade enflammé par ses ultras et leur tifo Olive et Tom à la hauteur de l’événement. Tout le contraire de l’entame parisienne et de la scandaleuse remise en retrait de Thilo Kehrer convertie en passe décisive par l’attaquant belge de United. Pris de vitesse sur le 1-0, Buffon est fautif sur le 1-2 de Lukaku, à qui il remet le ballon sur une frappe vicieuse de Rashford mal renvoyée.

Le retour de la tremblote

Pour donner une idée du niveau d’improbabilité du second but mancunien, il faut rappeler qu’avant son tir décisif, le pauvre Rashford était au fond du trou après deux ballons lamentablement joués. MU n’avait rien pour gagner. Pas les joueurs - une dizaine est restée à l’infirmerie - ni le jeu – un campement dans ses 35 mètres – ni la combativité. Mais Paris c’est Paris. Il fallait donc reculer d’un cran sans explication à la demi-heure de jeu, et ouvrir des espaces entre les lignes pour laisser au petit Marcus le loisir de frapper. C’est ça, l’ADN du PSG en C1 : vos jambes se changent en guimauve sans prévenir.

Crucifiés par le VAR

La suite est un cauchemar sans nom. Une cascade de situations manquées, un Kylian Mbappé incapable de tenir sur ses cannes en arrivant dans la zone de vérité (75e et 83e) et le VAR qui crucifie finalement le Paris Saint-Germain en accordant un penalty fatal à la 90e minute sur une frappe de Dalot contrée de la main par Kimpembe. L’arbitre siffle la fin du match, les Parisiens s’écroulent. Ole-Gunnar Solskjaer avait pourtant prévenu en conférence de presse d’avant-match : « il n’y a pas de mission impossible ». Pas même battre Paris au Parc avec une équipe de U19.