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Et maintenant, à quoi va ressembler l’OL ces prochaines saisons ?

OL : « Le plus difficile reste à faire »… Entre austérité et ambitions, à quoi va ressembler l’avenir de Lyon ?

footballMaintenu en Ligue 1 par la DNCG sur la foi d’une gestion économique désormais rigoureuse, le club lyonnais a du pain sur la planche pour assurer sa survie sans condamner le sportif à long terme
Nicolas Camus

Nicolas Camus

L'essentiel

  • L’Olympique Lyonnais a été maintenu en Ligue 1 par la commission d’appel de la DNCG mercredi, après avoir apporté des gages financiers suffisants pour faire fonctionner le club la saison prochaine.
  • Cette nouvelle est un soulagement, mais le plus dur commence pour l’OL, qui va devoir s’astreindre à un nouveau train de vie réduit de manière drastique.
  • Les nouveaux dirigeants ont pour mission – difficile – de faire concorder ce contexte économique avec les ambitions sportives du club, qu’ils ne veulent pas abandonner.

L’Olympique Lyonnais l’a promis dès les premières lignes de son communiqué annonçant l’issue positive de son audition devant la commission d’appel de la DNCG, mercredi : « La nouvelle direction du club [est] déterminée à assurer une gestion sérieuse à l’avenir. » Sous-entendu, elle ne l’était pas ces deux dernières années avec John Textor aux commandes. Pas vraiment un scoop. Le gendarme financier du foot français n’avait cessé d’alerter sur la catastrophe à venir.

Faire cohabiter austérité et ambition sportive

Maintenant qu’ils ont réussi à sauver les meubles en prouvant qu’ils avaient réuni assez de liquidités pour faire fonctionner le club la saison prochaine, la nouvelle présidente Michele Kang et son directeur général Michael Gerlinger ont un boulot monstre devant eux. Car comme l’a dit l’ancien patron Jean-Michel Aulas mercredi, « le plus difficile reste à faire. Une nouvelle étape s’ouvre : celle de la reconstruction. »

Les dirigeants lyonnais doivent s’atteler à une réduction drastique du train de vie du club pour le sauver à long terme, en ne sacrifiant pas non plus toutes ambitions sportives. « Notre but reste l’Europe et on va trouver les moyens pour se battre la saison prochaine », assure ainsi Gerlinger. Sacré défi. La situation économique du club est exsangue, avec 117 millions d’euros de pertes rien que sur les six mois et une masse salariale hors de contrôle, rappelle Le Progrès.

Il convient de mettre en place un vrai plan d’austérité. Ou, comme préfère l’appeler Gerlinger, « un plan de discipline financière ». Les prochains jours s’annoncent chargés. Michele Kang a reconnu qu’elle avait pour l’instant seulement parer au plus pressé, et pas encore regardé en détail l’héritage de Textor.

« « Ce n’est pas quelque chose que je regardais de près au conseil d’administration. On a passé les neuf derniers jours à répondre à toutes les questions. On va maintenant analyser ce qu’il faut faire et j’en saurai plus quand je me serai imprégné de la situation », a-t-elle indiqué. »

Le nouvel état-major ne pourra pas l’économie d’une « exigence de clarté » réclamée par les amoureux du club. Comme le président de la métropole Bruno Bernard, qui dans un message posté sur Bluesky pose une série de questions « sur la gestion calamiteuse de ces dernières années » : « Comment une telle dette a-t-elle pu se creuser, malgré la vente d’actifs majeurs ? Qui en a profité ? Comment cette dette sera remboursée dans les années futures ? Nous avons besoin de comprendre, pour que la confiance se réinstalle. »

Relancer le centre de formation

Cette étape passée, il sera l’heure de structurer l’avenir. Pour commencer, il y a les restrictions imposées par la DNCG, à savoir un encadrement de la masse salariale et du recrutement. La saignée a déjà commencé, avec les fins de contrats ou transferts de joueurs cadres, tels Alexandre Lacazette, Nicolas Tagliafico, Anthony Lopes, Maxence Caqueret ou Rayan Cherki, qui ont permis d’alléger la masse salariale d’une trentaine de millions d’euros.

Il faudra aller plus loin, et les joueurs à gros salaires qui voudront rester (Corentin Tolisso ?) devront sûrement faire un effort en ce sens. Pour le reste, il faudra se montrer malin sur le marché des transferts, pour réussir à vendre les indésirables (Matic, Caleta-Car, Tessmann, etc.) et se renforcer à bas coût. Car même les indispensables (Malick Fofana et Lucas Perri, par exemple) ne pourront être retenus en cas d’offre intéressante. Relancer le centre de formation, en déliquescence depuis quelques années après avoir longtemps été une référence européenne, ne serait certainement pas une mauvaise idée non plus.

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Plusieurs anciens dont la voix porte, comme celle de Sidney Govou, appellent à la construction « d’un nouveau modèle sportif », plus sain, avec un réel ancrage. A cet égard, les mots de Michele Kang, qui dit vouloir « restaurer l’intégrité et l’historique du club », semblent aller dans le bon sens. Reste à passer aux actes.