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Le gouvernement s’indigne après les chants homophobes entendus à Saint-Etienne

Saint-Étienne - Strasbourg : Le gouvernement veut savoir « pourquoi le match n’a pas été interrompu »

footballAprès ceux au Parc des Princes, de nouveaux chants homophobes ont été entendus ce week-end, au stade Geoffroy-Guichard
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

La LFP sommée de s’expliquer. Alors que des chants homophobes ont été entendus samedi à Geoffroy-Guichard lors de la rencontre de Ligue 1 entre Saint-Etienne et Strasbourg, Othman Nasrou, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, a demandé dimanche à la Ligue « pourquoi le match n’a(vait) pas été interrompu ».

Dans un message posté sur X, le secrétaire d’État a rappelé qu’avec Bruno Retailleau et le ministre des sports Gil Avérous, ils avaient « dit aux instances du football (leur) détermination à faire cesser les chants homophobes ».

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Le collectif « Rouge Direct » a interpellé dimanche le gouvernement dans un message diffusé sur X accompagné d’une vidéo des chants. Ceux-ci étaient adressés aux Lyonnais. Les deux équipes doivent se rencontrer dimanche prochain à Lyon.

Bruno Retailleau n’était pas pour les arrêts de match…

« Nous demandons au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et au ministre des Sports Gil Avérous, ainsi qu’à la Ligue de football professionnel d’agir enfin. De nouvelles plaintes seront déposées par Me Étienne Deshoulieres contre la LFP et DAZN dès lundi », a écrit le collectif.

Le 24 octobre, après les incidents survenus au Parc des Princes, Bruno Retailleau avait réuni au ministère de l’Intérieur les dirigeants du football professionnel français. À l’issue de cette réunion, le ministre des Sports avait demandé aux instances du football d’appliquer strictement le protocole de la Fifa qui prévoit une gradation allant de la suspension de la rencontre jusqu’au match déclaré perdu par l’équipe qui reçoit, en cas de problèmes (homophobie, racisme, violences etc..). Bruno Retailleau avait jugé pour sa part qu'« arrêter les matchs » était « très compliqué » et n’était « pas la bonne solution ».