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OM – PSG : « Sa position devient sanctionnable », Benoît Bastien se justifie du but refusé aux Marseillais
FOOTBALL•L’arbitre du match entre l’OM et le PSG (2-0) dimanche soir, Benoît Bastien, a justifié son refus du but égalisateur des MarseillaisAdrien Max
L'essentiel
- Le PSG s’est imposé 2 buts à 0 face à l’Olympique de Marseille dimanche soir au stade Vélodrome (2-0).
- L'arbitre Benoît Bastien a expulsé le défenseur parisien Beraldo avant la mi-temps après intervention du VAR, avant d’annuler l’égalisation marseillaise une décision « discutable » selon l’entraîneur de l’OM, Jean-Louis Gasset.
- Chose rare, monsieur Bastien est venu justifier ses deux décisions au micro d’Amazon Prime à l’issue de la rencontre.
Au stade Vélodrome,
Si Jean-Louis Gasset se languissait de revoir l’action, l’arbitre du match entre l’OM et le PSG (2-0), dimanche soir, Benoît Bastien a eu le temps de la revoir. Et chose plus rare, même de s’en justifier au micro d’Amazon Prime. Il est venu s’expliquer de sa décision de refuser l’égalisation de Jordan Veretout à cause d’une position de hors-jeu de Luis Henrique (58e) :
« « Alors pourquoi ? Parce que ce joueur au moment de la frappe est en position de hors-jeu. Une position qui est claire. C’est Luis Henrique qui est sanctionné de hors-jeu. Il est en position de hors-jeu et de par sa très grande proximité avec le gardien de but, il influence forcément sa capacité à intervenir. Par conséquent le but est refusé puisque au sens des lois du jeu, un joueur qui influence la capacité d’un adversaire à intervenir, ce que je considère dans ce cas-là parce qu’il est collé au gardien de but, sa position devient sanctionnable. » »
« Ça change tout le match »
Au ralenti, on voit effectivement Luis Henrique presque collé à Donnarumma, mais un défenseur parisien détourne d’abord le ballon qui passe ensuite sur le côté du gardien où le brésilien n’est pas. « Je me languis de le revoir parce que c’est discutable. Ça change tout le match, s’il est validé on les met dans leurs 30 mètres durant les 15-20 minutes où on peut gagner le match. C’est pour ça que je parle de frustration », a de son côté regretté Jean-Louis Gasset.
Une autre décision de Monsieur Bastien a aussi beaucoup fait parler, celle d’expulser le défenseur parisien Beraldo pour une poussette sur Aubameyang à plus de 40 mètres des buts de Donnarumma. Là aussi l’arbitre s’en est longuement justifié. « Je suis alerté dans un premier temps par mon arbitre assistant qui m’indique qu’il y a une faute de Berlado qui bouscule monsieur Aubameyang. De par son positionnement, c’est lui qui est le mieux placé pour identifier cette bousculade au sens des lois du jeu qui lui fait perdre sa capacité à pouvoir jouer l’action ensuite. Je mets un avertissement à monsieur Hernandez pour contestation sur mon assistant. Et ensuite je suis alerté à juste titre par mon arbitre assistant vidéo pour réanalyser l’action parce qu’on est dans un cas de potentiel carton rouge. Et après visionnage des images, pour moi c’est une évidence que cette action doit être sanctionnée d’un anéantissement d’une action nette de but », a-t-il détaillé.
Interrogé sur cette décision en conférence de presse, Luis Enrique l’a joué beau joueur : « Je n’ai pas pour habitude de juger les décisions arbitrales, d’autant qu’il y a la VAR. L’action était devant moi et j’ai pensé qu’il n’y avait pas faute. Mais je ne veux ni parler de l’arbitre, ni commenter ses décisions, ni demander d’explication ». Plus facile à faire après avoir gagné un nouveau classique chez le rival marseillais grâce, aussi, à l’annulation de l’égalisation olympienne.


















