OL-Reims : « Nous devons cette finale à nos supporteurs »… Lyon déjà tourné à 100 % vers son rêve de Coupe de France
FOOTBALL•Tenu en échec samedi par Reims (1-1), l'Olympique Lyonnais de Pierre Sage se tourne pleinement vers LE match de sa saison, à savoir cette demi-finale de Coupe de France à sa portée, mardi (20h45) au Parc OL, face à ValenciennesJérémy Laugier
L'essentiel
- L’Olympique Lyonnais a été tenu en échec samedi par le Stade de Reims (1-1), lors de la 27e journée de Ligue 1.
- Dès le coup de sifflet final de cette rencontre entre le 10e et le 9e de notre L1, il était question dans les travées du Parc OL de la demi-finale de la Coupe de France, mardi (20h45) à Lyon-Décines contre Valenciennes (20e de Ligue 2).
- « On ne sous-estime pas du tout cette équipe de Valenciennes, assure le polyvalent milieu lyonnais Corentin Tolisso. Il va falloir être déterminés et très professionnels. »
Au Parc OL,
Peut-on avoir pris plus de points que des prétendants au podium en Ligue 1 comme Monaco (2e) et le Losc (4e) sur la phase retour et sérieusement se méfier de la réception d’un adversaire n’ayant remporté que deux matchs en 30 journées de Ligue 2 ? C’est tout le challenge qui attend l’Olympique Lyonnais, d’ici à sa demi-finale de la Coupe de France en apparence très déséquilibrée face à Valenciennes, mardi (20h45) au Parc OL. Même lorsqu’il concède un nul à la maison, comme samedi contre le Stade de Reims (1-1), le groupe de Pierre Sage semble serein et armé de certitudes, porté en 2024 par un bilan de candidat à la Ligue des champions (six victoires et un nul en neuf journées), alors que tous les signaux l’envoyaient en Ligue 2 début décembre.
Surprenant défenseur central au coup d’envoi samedi dans un 3-4-1-2, Corentin Tolisso résume parfaitement l’état d’esprit lyonnais du moment : « Je pense qu’on a montré un beau visage ce soir : on a joué court, long, sur les côtés. Je trouve qu’on a montré pas mal de bonnes choses. On a surtout su réagir après avoir pris un but [à la 65e, Nuamah a répondu au Rémois Okumu]. C’est rare cette saison et ça montre qu’on a vraiment du caractère ». Oui, bien aidé par un mercato hivernal régénérant, avec Matic, Benrahma et Mangala comme titulaires en puissance depuis février, l’OL n’a plus rien à voir avec le radeau en perdition, sans cap, sous Laurent Blanc et Fabio Grosso.
Dix points d’avance sur le barragiste
Désormais élève modèle du ventre mou, bien calé à dixième place de notre Ligue 1, avec six points d’avance sur Toulouse (11e, un match en moins) et quatre de retard sur Reims (9e), Lyon a-t-il encore quelque chose à viser dans les sept dernières journées de championnat ? « On aurait aimé gagner contre Reims pour vraiment assurer ce maintien, passer à autre chose, et pourquoi pas aller voir un autre objectif, résume Corentin Tolisso. Ce soir, on n’est pas encore sûr d’être maintenu, il manque quelques points. »
On comprend l’extrême prudence d’un joueur toujours marqué par la désastreuse première partie de saison. Mais l’OL a déjà atteint le cap des 35 points fixé par son entraîneur pour officialiser le maintien. Barragiste, Nantes (16e) pointe à dix longueurs, avant de se rendre ce dimanche (15 heures) à Nice. Autant dire que ce qui était devenu l’objectif vital du club est bouclé dès l’arrivée du printemps. Sachant cela, est-il injouable après ce léger coup d’arrêt du soir d’aller chercher une qualification européenne via une place dans le Top 6 voire le Top 7 en championnat ?
« Il va falloir être déterminés et très professionnels »
« Non, tout est encore possible », tranche Pierre Sage, qui tient avant tout à « produire du jeu, avoir un football attractif, progresser en tant qu’équipe, enchaîner les bons matchs et faire en sorte que les gens prennent du plaisir à venir au stade ». Bien garni samedi (46.097 spectateurs), le Parc OL sera dans ce sens à guichets fermés (environ 58.000 places) pour la demi-finale de Coupe contre Valenciennes. Une occase unique de tenter de sauver une saison si longtemps flippante en rêvant d’un combo qualif en Ligue Europa et premier titre depuis 2012, via une finale à Lille, le 25 mai, contre le vainqueur de PSG-Rennes.
« On a un très gros match mardi et nous devons cette finale à nos supporteurs, glisse avec envie Corentin Tolisso. On est sur une bonne série, on a confiance en nous mais on ne sous-estime pas du tout cette équipe de Valenciennes. On sait que ça va être un match très compliqué. On est très attendu. Il va falloir être déterminés et très professionnels. » Après tout, dans un passé récent, l’OM semblait avoir une voie royale vers une 11e Coupe de France, mais les Marseillais avaient tout gâché lors d’un quart cauchemardesque au Vélodrome contre Annecy (17e de Ligue 2 à la fin de la saison). Après cette élimination marquante (2-2, 6-7 aux tirs au but), Valentin Rongier avait pointé « une grosse faute professionnelle ».
« Alerte au mollet » pour Rayan Cherki
Il en serait de même pour l’OL si ça devait mal tourner mardi face à une équipe déjà quasiment condamnée au National, et qui reconnaissait samedi, après sa 17e défaite en L2 contre l’ASSE (0-2), que « tout le monde avait la tête à Lyon » (dixit l’attaquant de VA Anthony Knockaert). Sans privilégier ouvertement la Coupe à la Ligue 1 cette semaine, Pierre Sage a choisi de reposer face à Reims Orel Mangala et Nicolas Tagliafico, non entrés en jeu, ainsi que Saïd Benrahma et Ernest Nuamah, apparus en seconde période et tous les deux décisifs.
Les deux tauliers ultimes Alexandre Lacazette et Nemanja Matic ont pu souffler dès l’heure de jeu, tandis que Rayan Cherki est sorti à la mi-temps par précaution, en raison d’une « petite alerte au mollet ». Tout ce beau monde aura un rôle à jouer pour garantir à l’OL sa première finale depuis celle perdue en Coupe de la Ligue contre le PSG en juillet 2020 (0-0, 5-6 aux tirs au but).


















