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La frustration de l’OM après avoir regardé Paris « les yeux dans les yeux »

OM – PSG : La « frustration » des Marseillais après avoir regardé Paris « les yeux dans les yeux »

FOOTBALLL’OM s’est une nouvelle fois incliné contre le PSG (2-0) dimanche soir après avoir espéré, de quoi ressentir « beaucoup de frustration »
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • L’Olympique de Marseille s’est incliné 2 buts à 0 dimanche soir contre le PSG (2-0) au stade Vélodrome.
  • L’entraîneur de l’OM, Jean-Louis Gasset, a confié ressentir « beaucoup de frustration » après cette nouvelle défaite.
  • Les Marseillais ont joué la seconde période en supériorité numérique, avant de voir l’arbitre annuler leur égalisation dans une situation « discutable ».

Au stade Vélodrome,

Tout le monde s’attendait à une fessée du PSG, les joueurs de l’Olympique de Marseille ont finalement fait espérer près d’une heure les 66.046 supporteurs présents dimanche soir au stade Vélodrome pour la réception de l’ennemi parisien (2-0). Mais à la fin ce sont encore et toujours les parisiens qui gagnent, et les Marseillais ressortent une nouvelle fois d’un classique avec « beaucoup de frustration », à l’image de leur entraîneur Jean-Louis Gasset.

Parce qu’ils ont d’abord résisté au point de « regarder le PSG les yeux dans les yeux », selon le défenseur Ulisses Garcia, aligné à droite en l’absence de Jonathan Clauss, l’un des nombreux blessés qui laissaient présager du pire. Ils se sont même créé « pas mal d’occasions » mais sans jamais « réussir à concrétiser », comme sur cette frappe captée d’Aubameyang (14e) puis celle non cadrée de Veretout (16e).

Les Marseillais sont « restés un peu entre deux »

L’expulsion du défenseur parisien Beraldo juste avant la mi-temps pour sa « bousculade » sur Pierre-Emerick Aubameyang (41e) est ensuite venu donner un peu plus d’épaisseur à un éventuel exploit marseillais. Et même si elle est jugée sévère par certains, c’est « une évidence que cette action doit être sanctionnée d’un anéantissement d’une action nette de but », selon l’arbitre Benoît Bastien qui s’en est justifié sur Amazon Prime à l’issue de la rencontre.

Mais comme trop souvent cette saison, les Marseillais n’ont plus trop su comment jouer une fois en supériorité numérique. « On est resté un peu entre deux, s’il fallait sortir ou rester. On était dans une bonne dynamique en fin de première mi-temps, on avait les éléments pour gagner ce match », a même admis Geoffrey Kondogbia.

Et les flèches parisiennes, pas forcement celle qu’on attendait avec un Mbappé aussi discret que sifflé, ont fini par piquer. D’abord sur une superbe contre-attaque et un une deux d’école entre Vitinha et Dembélé (53e). Les Marseillais auraient pu s’écrouler, mais Veretout a rapidement remis les siens dans le droit chemin, avant de voir son but annulé pour une position de hors-jeu de Luis Henrique. L’attaquant a été jugé trop près de Donnarumma par Benoît Bastien, et tant pis si un parisien détourne le ballon. Une décision « discutable » qui « change tout le match », selon Jean-Louis Gasset.

De la frustration et des blessures

Parce qu’après la frustration arbitrale, c’est le dégoût des attaquants marseillais par Donnarumma qui a progressivement fait son œuvre. D’abord vigilant sur un centre tir de Merlin (75e), le gardien italien a fait une énorme fin de match face à Moumbagna (77e, 86e), Aubameyang (79e) ou encore Harit (86e). « Paris a un très grand gardien, on a l’impression qu’il remplit tout le but », n’a pu que sourire jaune Gasset.

Et après une deuxième contre-attaque éclair, Paris a plié le match grâce à Gonçalo Ramos (85e) contre des Marseillais pourtant prévenus sur ce point par leur entraîneur. « Il y a beaucoup de frustration. Tout le monde me parle du fait de jouer à 10 contre 11, mais déjà avant on était bien dans le match. On a bien récupéré le ballon malgré leur talent offensif, on a eu les trois quatre situations de contre ou on doit mieux maîtriser et être plus efficaces. A 11 contre 10, c’est dur de se faire prendre en contre alors qu’on les met dans leurs 30 mètres, on devait être beaucoup plus concentrés ».

Beaucoup de frustration pour les joueurs comme pour les supporteurs marseillais, mais l’OM est finalement à sa place. Avec un espoir d’un peu moins d’une heure face à des Parisiens qui ont su accélérer pile quand il le fallait. Les hommes de Gasset vont maintenant devoir vite se retaper après les nouvelles sorties sur blessures de Mbemba et de Balerdi. Ce qui est finalement plus inquiétant pour les Marseillais, que de perdre contre le PSG