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Jeu moisi et conflit avec ses cadres, Xabi Alonso est sur un siège éjectable

Résultats en berne, jeu moisi et conflits dans le vestiaire, Xabi Alonso est déjà sur un siège éjectable au Real

REAL MADRIDAuteur d’un match laborieux dimanche du côté d’Elche, le Real Madrid traverse une crise de résultats qui pourrait coûter sa place à Xabi Alonso à court ou moyen terme
Aymeric Le Gall

Aymeric Le Gall

Qu’il semble déjà si loin le temps où Xabi Alonso faisait souffler un vent d’espoir et d’optimisme chez les supporters du Real Madrid. Souvenez-vous : à son arrivée cet été, on promettait du beau jeu, du plaisir et des buts en pagaille avec l’ancien coach du Bayer Leverkusen, qui avait fait de l’équipe allemande l’une des plus sexy du continent ces dernières saisons. Mais la réalité est tout autre après le nouveau match nul décroché dans la douleur à Elche dimanche soir.

Incapables de battre le promu chez eux, les Merengues auraient même pu y laisser plus de plumes sans l’intervention de la VAR, qui a validé l’égalisation de Jude Bellingham (2-2) alors que Vinicius avait violemment percuté le gardien adverse sur l’action. Mais cela n’a pas suffi à calmer la colère des supporters qui ne comprennent plus très bien les choix de leur coach, lequel avait de nouveau choisi de faire confiance à un Rodrygo pourtant à côté de ses pompes depuis le début de saison, tout comme à Fran Garcia, titularisé à la surprise générale sur le flanc gauche de l’attaque madrilène.

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Les médias espagnols pas tendres avec Xabi Alonso

Pour ne rien arranger, ce match nul, combiné à celui déjà concédé avant la trêve internationale contre le Rayo Vallecano, fait les affaires du Barça, qui est revenu à un petit point des Merengues au classement après leur net succès à la maison contre l’Athletic Bilbao. Les commentateurs s’en sont donnés à cœur joie ce week-end pour allumer Xabi Alonso, principal responsable de la situation délicate que traverse le Real à leurs yeux.

« Il traverse un moment délicat, je ne vois pas une bonne connexion avec les joueurs. On l’a vu à Anfield, à Vallecas et à Elche, j’ai la sensation que l’équipe ne joue à rien », a tancé Javi Herraez sur la Cadena SER, tandis que Juanma Rodriguez du Chiringuito est allé plus loin en déclarant que « même lui ne croit pas en ce qu’il fait. Xabi Alonso commence à ressembler à Rafa Benitez ». La comparaison est violente mais pas surprenante dans un club surmédiatisé et qui n’a jamais érigé la patience en valeur cardinale.

Vinicius acte le malaise

Et on ne voit pas comment les choses pourraient s’arranger tant le fossé entre Xabi Alsono et son vestiaire semble se creuser chaque jour un peu plus. En froid avec certains cadres du vestiaire comme Bellingham, Valverde ou Vinicus, l’ancien du Bayer voit le peu de crédit qu’il lui reste être grignoté au fil des jours. Selon The Athletic, Vinicius aurait même annoncé à Florentino Perez qu’il ne prolongerait pas son contrat au-delà de 2027 du fait de ses relations exécrables avec son coach.

Au vu du niveau du Brésilien, on en vient à se demander si ce n’est pas lui qu’il faudrait envoyer loin du Real Madrid dès la saison prochaine. Il sera en tout cas intéressant de voir de quelle manière les dirigeants madrilènes vont gérer cette mauvaise passe, alors que certains dans les bureaux pensent désormais qu’un départ du coach est inévitable. En attendant, Xabi Alonso et ses joueurs seraient bien inspirés d’aller l’emporter en Grèce, du côté de l’Olympiakos, mercredi, en Ligue des champions, histoire d’éteindre l’incendie et de ramener un peu de paix autour du club.