Liga : Real Madrid TV repart en guerre contre les instances et crie à la « corruption »
CALIMERO•Véritable porte-parole officieux du Real Madrid, la chaîne de TV du club merengue voit dans le refus des instances de reporter le premier match du Real comme un complot de la Liga et de Javier TebasA.L.G.
Les Madrilènes ont eu le temps de se reposer afin de repartir pied au plancher sur la nouvelle saison 2025-2026. Et qui dit nouvelle saison, dit forcément nouvelle fournée de plaintes contre la Liga. Car le grand Real Madrid, institution parmi les institutions, ne sait vivre autrement qu’en véhiculant l’idée qu’il est persécuté par les instances et ceux qui les représentent, à savoir les arbitres, comme lors du festival de pleurnicherie en fin de saison dernière (ici, ici et encore ici).
Cette fois-ci, les Merengues, via la chaîne officielle du club Real Madrid TV – qui sert d’outil de propag… euh, pardon, de communication – s’en sont pris à LaLiga et son fidèle représentant Javier Tebas pour une affaire de calendrier. Le Real, tout comme le Paris Saint-Germain, du reste, avait formulé une demande de report de son premier match de championnat, programmé à Santiago-Bernabeu le 19 août contre Osasuna. Une demande refusée par la Liga, à l’instar de la réponse de la LFP pour les Parisiens, qui n’a pas manqué d’agacer du côté de la capitale espagnole.
Javier Tebas dans le viseur des Merengues
« La saison 2025-26 de LaLiga commence corrompue, altérée et manipulée », n’a pas hésité à avancer Real Madrid TV en se basant sur un document de l’avocat Miguel Garcia Caba, lequel a déjà collaboré avec les trois grandes instances du football espagnol : le club, la fédération (RFEF) et la Liga. « Le 9 juillet 2025, José Alberto Peláez a reçu une demande de report d’un match de première division. Urgent. Nécessaire. Ce n’était pas un caprice : il s’agissait d’empêcher les joueurs qui venaient d’arriver du Mondial des Clubs de jouer sans le repos minimum », écrit ainsi l’avocat.
« La réponse est arrivée le 31 juillet. Vingt-deux jours plus tard. […] Il (Javier Tebas) se réfugie dans les règles. Toujours les règles. Mais nous savons tous que, quand cela arrange les choses, elles sont interprétées, adaptées, contournées. Pas cette fois. Cette fois, elles ont été appliquées avec acharnement. Et le club le plus durement touché a été, objectivement, le Real Madrid », poursuit-il avant d’évoquer « l’animosité » de Javier Tebas envers le club madrilène. Le document à charge contre les instances conclut en affirmant que « ce n’est pas de l’indépendance. C’est de la manipulation. Une équipe débute avec un désavantage physique et tactique par choix, et non par hasard ».
Les instances contre-attaquent
Jamais le dernier quand il s’agit de se fritter, Tebas, le président de la Liga, n’a pas attendu longtemps avant de réagir sur X et d’affirmer que l’article en question – « si on peut l’appeler ainsi », précise Tebas d’entrée de jeu – « est aussi juridique que je suis fan de curling ». « Es-tu en train de nous dire que lorsque tu étais le soi-disant 'grand juriste' de la RFEF, les règles étaient détournées pour répondre à tes besoins ? », a-t-il contre-attaqué en citant l’avocat à l’origine du document.
« Tu parles d’animosité envers le Real Madrid. Mais tu te trompes d’adversaire : celui qui a porté plainte contre moi, c’est le Real Madrid. Celui qui a tenté de me bannir quatre fois devant le CSD, c’est la direction du Real Madrid. Celui qui a déposé plus de 100 plaintes contre LaLiga, c’est la direction du Real Madrid », a-t-il embrayé, avant de s’interroger : « Au fait, il est également surprenant que le Real Madrid, malgré la convention collective fixant la période de vacances à 21 jours calendaires (et se terminant le 30 juillet), ait accordé à ses joueurs quatre jours supplémentaires, commençant la pré-saison quatre jours plus tard. Pourquoi ? ».


















