France-Pologne : Incapables de taper la Pologne, les Bleus s’exposent à du lourd pour la suite
FOOTBALL•L’équipe de France a concédé le match nul (1-1) contre la Pologne, mardi à Dortmund. Deuxièmes de leur groupe, les Bleus basculent dans la partie de tableau des cadors européens pour la suite de cet Euro 2024Aymeric Le Gall
A Dortmund,
Incapables de marquer un but dans le jeu, les Bleus n’ont pu faire mieux qu’un triste match nul (1-1) face à une Pologne pourtant loin d’être monstrueuse. Deuxièmes de leur groupe après la victoire de l’Autriche sur les Pays-Bas, les Bleus basculent dans la partie de tableau qu’il fallait éviter, avec le Portugal, l’Allemagne et l’Espagne. Miam, miam.
Et une purge pour la 3, une ! Pfiou, enfin la mi-temps… Voilà la seule pensée qui nous a traversés l’esprit après 45 minutes d’une pauvreté extrême entre l’équipe de France et la Pologne. Et pourtant, on en a vu des purges avec cette équipe lors des troisièmes matchs de poules. Comment ne pas évoquer ici le France-Danemark de 2018 et, dans une moindre mesure, le match des coiffeurs face à la Tunisie au Qatar. Mais ceux-là avaient au moins l’excuse d’être des matchs pour du beurre, de ceux qui servent à faire souffler les titulaires et gambader les remplaçants avant d’entrer dans le vif du sujet au tour suivant.
Là, avec quatre points et une deuxième place du groupe D au coup d’envoi, les Bleus se devaient de mettre le paquet pour s’imposer et (éventuellement) débloquer leur compteur but. On ne parle même pas de nous donner du plaisir, non ça, ça fait un moment que c’est rangé au placard à illusions perdues. A la place, qu’a-t-on eu ? Rien, le vide absolu saupoudré de walou. Quel était le plan de jeu ? Quels circuits de passe voulaient-ils mettre en place ? On aurait aimé poser la question aux joueurs mais eux-mêmes ne semblaient pas le savoir. Ce manque de créativité, notamment au milieu du terrain, était finalement la meilleure publicité pour le retour de Griezmann, mis sur le banc par DD au coup d’envoi.
Mbappé en pointe, faut nous expliquer. Le retour de Kylian Mbappé dans cette équipe était en soi une bonne nouvelle, aucun problème là-dessus. Mais il faudra bien un jour qu’on nous explique l’idée (de génie ?) qui se cache derrière ce positionnement en pointe du 4-3-3, vu que l’ancien Parisien passe le plus clair de son temps à décrocher pour, derrière, ne JAMAIS être à la réception des ballons dans la surface.
Comme sur ce super débordement de Bradley Barcola, qui fêtait sa première titularisation en Bleu, dont le centre en retrait ne trouvait personne. Bizarrement (non), les deux vraies occases du Kyks, coup sur coup en fin de première période, sont venues alors qu’il partait du côté gauche du terrain, une zone d’où il n’aurait jamais dû bouger. Mais que voulez-vous, le bonhomme joue là où il le veut et nous, pauvres hères, on est priés de se taire et de souffrir en silence.
Heureusement qu’en face ce n’était que la Pologne, l’équipe la moins velue de ce groupe D, ce qui a permis aux Bleus d’accélérer au retour des vestiaires, mais avec toujours cette même inefficacité qui leur colle au maillot comme un sparadrap sur le doigt du Capitaine Haddock. Alors, après avoir compté sur leur ami « CSC » contre l’Autriche, les Bleus s’en sont remis cette fois-ci à leur poto « péno ». La faute sur « Dembouz » était incontestable, tout comme le contre-pied du « Kyks » fut imparable.
Du lourd pour les Bleus désormais. Ce que les Bleus n’avaient pas vu venir, c’était l’ennemi nommé VAR. Après une faute d’une stupidité sans limite d’Upamecano dans la surface et un check de la vidéo, l’arbitre n’eut d’autres choix que d’accorder un penalty aux Polonais. La joie française après le premier arrêt de Maignan fut de courte durée, celui-ci n’étant pas sur sa ligne au moment ou Lewandowski frappait.
Le Barcelonais ne se fit pas prier sur cette deuxième chance et tout était à refaire. Et pendant que les Bleus partageaient les points, l’Autriche tapait de son côté les Pays-Bas (2-1) et s’emparait de la première place du groupe. Voilà donc la bande à DD qui bascule dans la partie de tableau la plus relevée, avec le Portugal, l’Allemagne et l’Espagne. Mais pour ça, encore faudra-t-il passer le cap des 8es, ce qui, vu ce que propose cette équipe depuis deux semaines, est loin d’être gagné.


















