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La FFF lâche officiellement Gianni Infantino en rase campagne

« Les conditions ne sont plus réunies »… La FFF lâche officiellement Gianni Infantino en rase campagne

T’ES PLUS MON COPAINCela n’était plus un secret pour personne et c’est désormais officiel, la Fédération française de football et son président Philippe Diallo ont décidé de rejoindre officiellement le camp anti-Infantino en vue des élections de mars prochain
Aymeric Le Gall

Aymeric Le Gall

L'essentiel

  • La Fédération française de football (FFF) a officiellement retiré son soutien à Gianni Infantino, rejoignant ainsi treize autres fédérations européennes derrière l’UEFA, en raison d’événements « en contradiction totale avec les principes essentiels d’une bonne gouvernance et avec les valeurs du football ».
  • La FFF dénonce particulièrement le projet avorté de création d’une société commerciale pour vendre une partie des droits de la Coupe du monde à des investisseurs privés, dont Jared Kuschner, et annonce qu’elle va lancer « un cycle de consultations avec des personnalités françaises et internationales » pour réformer la gouvernance de la FIFA.
  • Victor Montagliani, président canadien de la Concacaf, apparaît comme le candidat privilégié pour affronter Infantino lors de l’élection présidentielle de la FIFA prévue le 27 mars prochain, soutenu par Alexander Ceferin qui cherche à unifier les 55 fédérations européennes contre le président sortant.

Et un soutien de poids en moins pour Gianni Infantino. Réuni ce jeudi au siège de la Fédération française de football, le comité exécutif a acté une décision qui ne faisait plus aucun doute depuis un moment déjà, à savoir que la FFF lâche officiellement le patron de la Fifa en rase campagne, rejoignant ainsi officiellement treize autres fédés européennes, unies derrière l’UEFA d’Alexander Ceferin.

« Si, initialement un soutien avait été apporté au président de la Fifa, alors seul candidat à sa succession, les conditions de ce soutien ne sont désormais plus réunies. Une série d’événements impliquant directement la gouvernance de la Fifa et son président est apparue, postérieurement au soutien apporté par la FFF (29 juin), en contradiction totale avec les principes essentiels d’une bonne gouvernance et avec les valeurs du football », écrit la fédération dans un communiqué.

Elle pointe ici du doigt le projet avorté de création d’une société commerciale pour vendre une partie des droits de la Coupe du monde à des investisseurs privés, dont Josh Kushner, le frère de Jared Kushner, le gendre et ancien conseiller de Donald Trump. « Aujourd’hui, si, grâce à une réaction concertée au sein de l’UEFA en lien avec plusieurs autres confédérations, ce projet a définitivement été abandonné, la question de la gouvernance de la Fifa ne peut être considérée comme réglée », poursuit l’instance française.

La FFF veut être force de proposition

La Fédération dirigée par Philippe Diallo « appelle à l’élaboration, en concertation avec les confédérations, les fédérations nationales et toutes les parties prenantes (joueurs, supporters…), d’un projet pour le football mondial pour engager une réforme en profondeur de la gouvernance de la Fifa et poursuivre le développement du football en mêlant excellence et solidarité. »

« Dans cette perspective, la FFF engagera dans les prochains jours un cycle de consultations avec des personnalités françaises et internationales dont l’expertise et la compétence en matière de gouvernance, au-delà même du seul champ sportif, font référence », annonce enfin la fédération.

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Tout ça dans le but de trouver un candidat qui pourrait accepter d’aller au charbon pour faire tomber « Don Gianni », mais aussi de « formuler des propositions en faveur d’une transformation en profondeur de la gouvernance de la Fifa, afin de restaurer la confiance, de renforcer la transparence et de garantir l’indépendance et l’exemplarité de l’instance dirigeante du football mondial ».

Si Philippe Diallo avait été l’un des premiers à monter au front contre le projet d’Infantino, expliquant qu’une telle décision « impactante pour l’avenir du football ne pouvait s’envisager sans une information complète, une concertation approfondie et un processus de décision totalement transparent », il a souhaité attendre la tenue du Comex de jeudi pour officialiser, après concertation avec tous ses membres, le passage dans le camp d’en face.

Montagliani bientôt dans l’arène contre Infantino ?

A l’heure actuelle, une immense partie d’échecs est en train de se jouer dans les coulisses du football mondial pour faire tomber le roi Infantino. Moteur de cette révolution en gestation, le berger Alexander Ceferin, que l’on dit de plus en plus partant pour rempiler à la tête de l’UEFA pour un bail de quatre ans, se refuse de voir des brebis égarées en chemin. Il œuvre pour une unité totale des 55 fédérations européennes qui voteront le 27 mars prochain lors de l’élection présidentielle de la Fifa.

Si la FFF annonce lancer une opération de consultation, il semblerait que le train de la révolte soit déjà bien embarqué et que l’opposant à Gianni Infantino soit tout trouvé. Il s’agit de Montagliani, le président canadien de la Concacaf, qui prévoyait initialement de succéder en douceur à Infantino dans quatre ans, après un dernier mandat de l’Italo-Suisse.

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