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FFF : Le FC Versailles sous le coup d’une enquête à cause d’un extrait du documentaire diffusé sur Canal Plus
en coulisses•Objet d’une mini-série en six épisodes sur la chaîne cryptée, le FC Versailles (National) est rattrapé par un extrait diffusé sur les réseaux montrant une discussion sur la méthode à employer pour se séparer d’un joueur qui ne veut pas partirN.C.
Celle là, les dirigeants du FC Versailles ne l’avait certainement pas vue venir. Objet d’un documentaire de la part de Canal Plus, le club des Yvelines (National) est rattrapé par l’une des scènes mises en avant par la chaîne cryptée pour teaser l’un des six épisodes.
L’UNFP (syndicat des joueurs professionnels) avait réagi, saisissant la commission d’éthique et de déontologie de la FFF. Cette dernière a transmis le dossier à la commission fédérale de discipline de la Fédération, qui a décidé d’ouvrir une instruction pour « manquement à l’éthique », a confirmé le club francilien auprès du Parisien, mardi.
« On les met à part »
Cette instruction vise les trois principaux dirigeants du FC Versailles : le président Alexandre Mulliez, le directeur général Fabien Lazare et le directeur sportif Salomon Kashala. Dans l’extrait en question, on peut entendre ce dernier expliquer, lors d’une réunion, ses méthodes musclées pour inciter un joueur à partir, en l’occurrence l’ailier Modeste Duku – finalement parti l’été dernier au Royal Excelsior Virton, en Belgique.
« Tous les entraînements, pendant que les autres jouent au foot, lui, il trottine autour du terrain, dit ainsi Kashala. Je l’ai fait à Dunkerque, j’ai sorti six joueurs comme ça. On les met à part. » L’UNFP, attentive au respect des droits des joueurs, avait dénoncé un discours prononcé « sans gêne ni vergogne au regard d’une conduite jugée pourtant comme étant constitutive de harcèlement ».
« La stratégie pour qu’il quitte le club, c’est de faire comprendre qu’il n’a pas d’avenir et qu’il ne jouera plus », ajoute Fabien Lazare dans cet extrait, pour appuyer son directeur sportif. Il faut préciser que le président Alexandre Mulliez, petit-fils du fondateur d’Auchan, estime qu’il existe d’autres moyens. « On ne veut pas humilier les gens », enjoint notamment le patron versaillais.
Le club s’était défendu le 23 septembre en évoquant dans un communiqué « une discussion ouverte et sincère entre un directeur sportif et des dirigeants de club, dont le but est de trouver des solutions constructives à une problématique bien connue du milieu du football ». Lui qui avait accepté d’ouvrir ses coulisses « dans un esprit de transparence totale » doit certainement le regretter aujourd’hui.



















