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Des buts, des rouges et une grosse ambiance… Boca-Benfica, match frisson

Boca Juniors - Benfica : Des buts, des rouges et une grosse ambiance… C’était le match frisson du Mondial des clubs

BomboneraAu Hard Rock Stadium de Miami, Boca Juniors et Benfica ont fait match nul 2-2 dans la nuit de lundi à mardi
Antoine Huot de Saint Albin

A.H. avec AFP

L'essentiel

  • Le match entre Boca Juniors et Benfica a offert un spectacle intense et passionnant lors de la Coupe du monde des clubs, contrastant avec les rencontres précédentes.
  • L’ambiance électrique rappelait celle de la Bombonera, avec plus de 40.000 supporters argentins présents à Miami, et le match a été marqué par de nombreux rebondissements, dont un penalty controversé et trois expulsions.
  • Nicolás Otamendi, supporter de River Plate, a égalisé pour Benfica contre Boca Juniors : « C’est le folklore du football argentin. Tout le match, ils m’ont sifflé. Tout le monde sait que je suis fan de River, j’ai mis un but mais je l’ai célébré comme contre n’importe quel adversaire. »

Il fallait vraiment se mouiller la nuque. Passer, sans se préparer, du fade Chelsea-Los Angeles FC, dans un stade à moitié vide, au bouillant Boca Juniors-Benfica pouvait provoquer une drôle d’hydrocution. Car le match entre les Argentins et les Portugais a été la meilleure publicité pour cette Coupe du monde des clubs jusque-là assez ennuyante, de par l’énorme écart entre les équipes, le peu d’ambiance et des matchs sans grand intérêt.

Les tribunes du Hard Rock Stadium de Miami, plutôt habituées à voir des footballeurs (pas le soccer, l’américain) se rentrer dedans pour avancer de quelques mètres n’ont pas dû être bien perturbées de voir l’engagement mis par les Argentins, soutenus par plus de 40.000 compatriotes venus transposer l’atmosphère de la Bombonera aux Etats-Unis.

La Bombonera à Miami

« Nous savons comment est le football en Argentine, a réagi le Benfiquiste Angel Di Maria, qui a retrouvé son ancien partenaire à Paris Edinson Cavani, à propos de l’engagement parfois limite des joueurs de son pays. En première période, nous n’avons pas bien joué, nous avions besoin d’en faire un peu plus. Lors de la seconde, nous nous sommes améliorés. » Il le fallait bien, car les Portugais avaient été complètement dépassés dans le premier acte, menés de deux buts.

Si les quarante-cinq premières minutes furent intenses, parfois un peu trop au niveau de l’engagement physique, le temps additionnel a été électrique. Une faute inutile du défenseur Carlos Palacios sur Nicolás Otamendi après un corner a été sanctionnée d’un penalty. Une décision qui a provoqué la colère du banc argentin, au point que l’arbitre, en allant visionner la VAR, a dû exclure le milieu défensif espagnol Ander Herrera, remplacé plus tôt, blessé.

« C’est le folklore du football argentin »

Placide après la cohue, l’autre Argentin de Benfica, Angel Di Maria a réduit le score pour les Lisboètes, finalement tout heureux de ne rentrer au vestiaire qu’avec un but de retard. Le second acte fut bien plus stérile en action de buts et surtout bien plus prolifique en mauvais gestes. Andrea Belotti a écopé d’un carton rouge pour un pied trop haut qui a heurté la tête d’Ayrton Costa, laissant l’équipe portugaise à dix pour les 25 dernières minutes.

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Et alors que Boca n’avait qu’à gérer son avance au score, c’est ce diable de Nicolás Otamendi, un supporteur avéré de River Plate, le rival éternel de Boca, qui a surgi sur un corner pour catapulter de la tête le ballon dans les filets (2-2, 84e). « C'est le folklore du football argentin, a expliqué le défenseur à la fin du match, dans des propos rapportés par Olé. Tout le match, ils m’ont sifflé. Tout le monde sait que je suis fan de River, j’ai mis un but mais je l’ai célébré comme contre n’importe quel adversaire. »

Les classements de la Coupe du monde des clubs

La frustration a alors vite gagné Boca Juniors et Jorge Figal, auteur d’une charge trop violente sur un adversaire, a aussi été renvoyé au vestiaire par l’arbitre, loin d’avoir passé une rencontre tranquille. Quatre buts, trois expulsions, une ambiance de malade, et si ce n’était pas ça, le bonheur ?