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A Marseille, les Bleus de Titi Henry aux bons souvenirs de France 98

France – USA : Du « stress » à « l’émotion », les Bleus d’Henry aux bons souvenirs de France 98

JO PARIS 2024Les Bleuets se sont imposés 3-0 face aux Etats-Unis pour leur premier match des JO de Paris 2024, un joli clin d’œil à leur sélectionneur et aux champions du Monde 98
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • L’Equipe de France olympique s’est imposée face aux Etats-Unis (3-0), mercredi à Marseille, pour leur premier match des JO de Paris 2024.
  • Le capitaine Alexandre Lacazette a mené les Bleuets à la victoire en marquant un but et en délivrant une passe à Michael Olise.
  • En remportant leur match inaugural, les coéquipiers de Lacazette font un joli clin d’œil aux champions du Monde 98, dont leur sélectionneur Thierry Henry.

Au stade de Marseille,

« Et un, et deux, et trois – zéro ! ». Les supporteurs du stade de Marseille, comme il faut l’appeler lors de ces JO de Paris 2024, présents mercredi soir pour la victoire de l’Equipe de France Espoir contre les Etats-Unis se sont rappelés aux bons souvenirs des Champions du Monde 1998. Les joueurs de Thierry Henry l’ont débuté comme leur sélectionneur 26 ans plus tôt contre l’Afrique du Sud, en Coupe du monde certes, avec une victoire inaugurale 3 buts à 0 au stade Vélodrome.

C’est d’ailleurs ce souvenir que le sélectionneur a immédiatement évoqué dans sa première prise de parole en zone mixte : « Je n’ai pas eu le temps de rentrer dans le vestiaire pour leur dire, mais ce match ressemblait fortement à celui contre l’Afrique du Sud. » Cette fois, c’est le capitaine Alexandre Lacazette qui s’est mué en Christophe Dugarry de l’époque, pour débloquer la situation à l’heure de jeu d’une frappe limpide dont il a « le secret », selon son sélectionneur. « C’est ma première compétition en Bleus en professionnel, c’était forcément très beau. Dès l’hymne national c’était magique. Je n’avais pas vraiment d’image en tête, maintenant j’en ai une qui va rester à vie », a savouré celui qui a été célébré par le public, lui, le Lyonnais, qui est d’habitude sifflé à Marseille.

« Je n’ai pas voulu parler de 1998 à mes joueurs »

Il porte en tout cas bien son surnom puisqu’il a ensuite montré la voie à son jeune coéquipier d’attaque, Michael Olise. Le nouveau joueur du Bayern a montré pourquoi il était considéré comme l’une des futures pépites du foot français, avec une enroulée parfaite du pied gauche (69e). Avant de conclure définitivement la supériorité française, en déposant son corner sur la tête de Loïc Badé (85e).

Les statistiques de Michael Olise lors de la victoire de la France face aux Etats-Unis mercredi à Marseille lors des JO Paris 2024.
Les statistiques de Michael Olise lors de la victoire de la France face aux Etats-Unis mercredi à Marseille lors des JO Paris 2024.  - Sofascore

« On ne s’est pas créé beaucoup d’occasions mais on a marqué », a résumé Thierry Henry, pour qui la ressemblance du match avec celui de 98 ne se résume pas qu’à une victoire 3 buts à 0. « Aussi les 20 premières minutes, avec la peur, le stress, l’émotion. Je n’ai pas voulu parler de 98 à mes joueurs parce que ce n’est pas évident. Tu peux sentir de l’émotion mais dès que tu rentres dedans c’est compliqué », a-t-il rappelé.

Les mauvais souvenirs de l’Euro

Sauf qu’il aurait peut-être dû leur en parler, lui-même a reconnu avoir eu « waouh, les frissons », tant ses Bleuets étaient timorés. Et auraient pu être comparés à leurs aînés de Didier Deschamps lors du dernier Euro. Parce qu’il a fallu attendre la 40e minute pour voir la première frappe cadrée, par le milieu Manu Koné, ils peuvent remercier leur gardien Guillaume Restes, aussi bon que chanceux avec un poteau et une équerre. Avec là aussi les mêmes difficultés que pour l’équipe de DD. « On a joué contre une équipe américaine qui n’est jamais venue presser. Donc jouer un bloc bas, au bout d’un moment ça devient difficile, on a eu du mal à comprendre qu’il fallait engager », a concédé Thierry Henry.

Mais lui peut compter sur des joueurs décisifs, à l’image de Michael Olise mais surtout d’un Alexandre Lacazette si exemplaire. Et revanchard. Il connaît bien sûr « l’histoire » de 1998 et vise désormais le même objectif : « l’or ». Ce qui serait un sacré pied de nez à DD, qui l’a encore snobé pour l’Euro.