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Les 20 dernières minutes, le rêve de Luis Enrique pour la prochaine saison ?

OL-PSG : « Total contrôle », les vingt dernières minutes, le rêve de Luis Enrique pour le Paris de la saison prochaine ?

FootballMalgré la réduction de l’écart en seconde période, le PSG n’a jamais vraiment tremblé en finale de la Coupe de France
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • Le PSG a remporté la finale de la Coupe de France en battant l’Olympique Lyonnais, samedi au stade Pierre-Mauroy (2-1).
  • Malgré la réduction du score en début de seconde période, le PSG a super bien géré la fin de match en ne s’affolant pas.
  • Un modèle qu’il pourrait reproduire la saison prochaine ?

Au stade Pierre-Mauroy (Villeneuve-d’Ascq),

On a tous cru qu’ils allaient refaire le coup. Après Nantes, Brest, Monaco, Lille, voire Strasbourg, l’Olympique Lyonnais a, ces dernières semaines, renversé des situations bien mal embarquées. Et, même si, à la mi-temps de la finale de Coupe de France, samedi, on les voyait mal combler un retard de deux buts, la réduction de l’écart par Jake O’Brien (55e) a fait retentir un refrain bien connu par les supporteurs lyonnais.

Tutututut, l’OL était de retour et était prêt à jouer un mauvais tour au Paris Saint-Germain. A tel point que, lorsque Gianluigi Donnarumma a sorti, on ne sait toujours pas comment, un arrêt de folie pour repousser la puissante tête de Nicolas Tagliafico (64e), on s’est dit que Paris commençait à avoir les guiboles tremblantes. Pierre Sage a dû penser la même chose, en faisant entrer sur la pelouse toutes ses forces offensives.

« C’était plus compliqué »

Mais la tête du latéral gauche argentin a été la dernière véritable opportunité pour les Lyonnais de venir faire passer un frisson dans le dos des supporteurs parisiens. Pendant trente minutes, et surtout les vingt dernières, Paris a réalisé une performance incroyable dans la conservation du ballon, dans la gestion des espaces, dans les intervalles trouvés… A vous en dégoûter de jouer au foot (quand vous êtes adversaires).

Vingt minutes durant lesquelles l’OL, pourtant obligé de pousser pour égaliser, s’est retrouvé asphyxié dans son propre camp, sans aucune option d’instiller du danger sur le but de l’Italien. Une leçon de maîtrise. « Il y avait beaucoup de fatigue, avec toute l’énergie lâchée depuis le début du match, mais on fait face aussi à des grands joueurs qui savent garder le ballon, ils étaient en total contrôle, pour nous, c’était un peu plus compliqué », a expliqué Alexandre Lacazette.

Les mêmes compliments sont sortis de la bouche de Pierre Sage, l’entraîneur lyonnais : « Ils ont la capacité à garder la balle, c’est difficile de leur prendre le ballon, même quand on est bien organisé. » Et les joueurs offensifs, comme Baldé, Fofana ou Nuamah n’ont rien eu à se mettre sous la dent, même quand l’OL a été en supériorité numérique, entre le moment de la blessure de Barcola et son remplacement par Kang-in Lee (entre la 81e et la 85e minute de jeu).

Encore mieux sans Mbappé ?

Moins en vue que Fabian Ruiz durant la première partie de la rencontre, Vitinha s’est mué, durant les vingt dernières minutes, en chef d’orchestre de luxe, distribuant le jeu, enchaînant les feintes de corps et les changements de direction. Une véritable douceur. « Dans l’agressivité, dans l’utilisation du ballon, dans la capacité à défendre, c’est le meilleur joueur de la saison et pourtant, nous avons des très bons. Il a été exceptionnel », a d’ailleurs salué Luis Enrique après la finale remportée par les siens.

Alors, oui, l’entraîneur espagnol a bien annoncé, il y a quelques jours, des « changements tactiques et d’équilibre » la saison prochaine. Mais il pourrait s’appuyer sur ces vingt minutes comme un modèle de gestion. D’autant qu’avec le départ de Kylian Mbappé, on imagine que des joueurs plus « collectifs » viennent se greffer à cette équipe. « On ne le [Kylian Mbappé] remplace pas ! C’est l’équipe qui le remplacera, pas un seul joueur mais cinq ou six, promet l’ancien coach du Barça. On devra s’améliorer. »

Prêts pour la Ligue des champions

S’améliorer pour encore plus mettre la tête dans le seau de l’OL et d’autres équipes ? Une boucherie. A moins que l’objectif ultime soit de rééditer ce genre de performances lors des grosses, très grosses affiches de Ligue des champions, comme une demi-finale avec un retour au Parc des Princes (oui, on remue un peu le couteau dans la plaie), par exemple. « Nous voulons marquer l’histoire et remporter cette Ligue des champions. Je ne sais pas quand on la gagnera, mais on y parviendra », a assuré l’Espagnol.

Imaginez donc Vitinha au niveau de cette saison, Fabian Ruiz qui réédite sa performance du soir et Warren Zaïre-Emery qui prend de la bouteille et retrouve un brin de fraîcheur ? Le tout accompagné par Dembélé et Barcola qui combinent toujours aussi bien et arrivent à faire des différences individuelles. Saupoudrez-moi le tout d’un vrai 9 qui claque but sur but et on sera proche du Bayer Leverkusen de cette saison.

Certains diront que le rêve est toujours possible. Mais, en même temps, comme dirait l’autre, c’est ce qu’avait annoncé Luis Enrique en février : « Si tout se passe bien, je suis convaincu qu’on aura une équipe bien meilleure que celle de cette année, j’en suis convaincu, tant en défense qu’en attaque, au milieu, sur la tactique, le physique. » On te le souhaite en tout cas.