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Le parquet espagnol demande l’inculpation de Luis Rubiales

Affaire Rubiales : Le parquet demande l’inculpation du patron suspendu du foot espagnol

FootballLe président suspendu de la RFEF devrait être « auditionné en qualité d’inculpé » et la joueuse Jenni Hermoso « en tant que victime »
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Pas un jour sans qu’une nouvelle information ne vienne accabler Luis Rubiales, le président suspendu de la fédération espagnole de football (RFEF). Le parquet espagnol a réclamé vendredi l’inculpation pour « agression sexuelle » du dirigeant, accusé d’avoir embrassé par surprise la joueuse espagnole Jennifer Hermoso après le sacre de la Roja féminine au Mondial à Sydney, le 20 août.

« Le procureur demande que Luis Rubiales soit auditionné en qualité d’inculpé et Jenni Hermoso en tant que victime », a indiqué le parquet dans un communiqué. Un juge du tribunal madrilène de l’Audience nationale, compétent lorsque les faits se déroulent à l’étranger, sera désormais chargé d’admettre la requête du parquet ou de la classer sans suite. S’il l’admet, il confiera l’enquête à un juge d’instruction.

Jusqu’à quatre ans de prison encourus

Depuis une récente réforme du Code pénal espagnol, un baiser non consenti peut être considéré comme une agression sexuelle, catégorie pénale regroupant tout type de violence sexuelle. Selon une porte-parole du parquet, la peine encourue par Luis Rubiales va de l’amende à quatre ans de prison.

Le parquet considère également qu’il doit être poursuivi pour « un délit de coercition ». « Jenni Hermoso a expliqué avoir été, avec son entourage, victime d’une pression constante de la part de Rubiales et de son entourage professionnel afin qu’elle justifie et approuve les faits », explique le parquet, en évoquant un « harcèlement » de la joueuse et de ses proches.

La mission délicate de Montse Tomé

Cette affaire, qui a entraîné la suspension temporaire de Rubiales par la FIFA, a plongé le foot espagnol dans le chaos et éclipsé le sacre mondial de l’équipe nationale féminine. Critiqué par ses joueuses, le sélectionneur Jorge Vilda, un proche de Rubiales, a été limogé mardi par la fédération et remplacé par son ancienne adjointe, Montse Tomé. La première femme à diriger la sélection féminine va devoir rapidement convaincre les 23 championnes du monde de mettre fin à leur grève alors que les prochains matchs internationaux auront lieu les 22 et 26 septembre.

Son homologue de la sélection masculine, Luis De la Fuente, a dû pour sa part demander « pardon » la semaine dernière pour avoir applaudi, comme de nombreux membres de la fédération, le discours de Rubiales le 25 août.