RC Strasbourg – Bordeaux : Attaque de folie, mental d’acier, jeu… Mais où va s’arrêter le Racing ?

LIGUE 1 Les Alsaciens pointent à la 6e place de Ligue 1 après 16 journées

Thibaut Gagnepain
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Dimitri Liénard a inscrit le quatrième but alsacien.
Dimitri Liénard a inscrit le quatrième but alsacien. — Frederick FLORIN / AFP
  • Ils ne s'arrêtent plus ! Les joueurs du RC Strasbourg ont laminé Bordeaux mercredi (5-2) et signé leur cinquième match sans défaite en Ligue 1.
  • Jusqu'où peuvent-ils aller ? « On peut au moins kiffer jusqu’à Noël ! », répond le capitaine Dimitri Liénard.
  • « On prend le bon chemin, ça va dans le bon sens. Tout repose sur la confiance, il faut l’entretenir car on peut faire de très belles choses quand on l’a », dit lui le coach Julien Stéphan.

Au stade de la Meinau à Strasbourg,

« Ce soir, c’est la Coupe d'Europe ! Ce soir, c’est la Coupe d’Euroooope ». Les supporters du RC Strasbourg l’ont chanté mercredi soir à la Meinau. Maintenant, ils en rêvent. Et pourquoi pas ? Ce matin, leur Racing est sixième de Ligue 1, soit potentiel qualifié à la très sexy Ligue Europa Conférence.

Surtout, l’équipe alsacienne semble sur une vraie dynamique depuis l’arrivée cet été de Julien Stéphan, en remplacement de Thierry Laurey. Passées les premières journées de réglages, elle reste maintenant sur cinq matchs sans défaite. Mieux, sur 19 points pris (en onze matchs) depuis mi-septembre et son revers à Lyon. Et encore mieux de mieux, elle est hyper séduisante dans le jeu !

Mercredi, les certes très faibles Bordelais ont payé pour le voir. Le Racing leur en a collé cinq (5-2). Une nouvelle rouste après celle distribuée à Metz (3-0), Saint-Etienne (5-1) et Lorient (4-0). Cette saison, c’est show devant en Alsace ! « Aujourd’hui, il y a une vraie confiance en le jeu offensif de l’équipe », confirme le coach. « On a des joueurs qui amènent bien le ballon, d’autres qui sont efficaces. »

Dans cette deuxième catégorie, Ludovic Ajorque est à part. Le géant a encore planté un doublé mercredi, ce qui porte son total à 8 buts depuis l’ouverture du championnat. Et il faut voir sa deuxième réalisation… Une tête croisée parfaite à près de 10 mètres du but bordelais ! Le n°25 bleu aurait même pu planter un triplé s’il n’avait pas laissé Kevin Gameiro tirer le penalty, lui l’habituel préposé à l’exercice.

« Ludo a senti que Kévin en avait besoin (après son raté contre Reims le 21 novembre). Ça résume beaucoup de choses de ce vestiaire, de cette mentalité dans l’équipe », apprécie Julien Stéphan, qui a encore vu sa troupe revenir dans la partie. Comme à Monaco encore dimanche (1-1), comme à Reims dix jours plus tôt (1-1) ou même à Nantes début novembre même en infériorité numérique (2-2). Ce Racing-là ne s’avoue jamais vaincu !

« On sent des joueurs libérés »

« Il y a de la confiance, de la sérénité, de la croyance en ce qu’on est capable de faire. Les dernières expériences positives vécues nous ont donné encore plus de forces », résume l’ancien technicien du Stade Rennais, qui a su donner une véritable identité à ce collectif. A base de pressing, d’intensité mais aussi grâce à un système de jeu bien précis : le 3-5-2 (ou 5-3-2) avec deux vrais pistons sur chaque côté.

A droite, Guilbert a signé deux passes décisives mercredi et surfé sur son excellent début de saison quand, à gauche, Caci et Liénard apportent leur écot offensif. Derrière eux, le trio Djiku-Nyamsi-Le Marchand ou Perrin est encore perméable (22 buts encaissés) mais tient son rôle dans la relance. Et au milieu de terrain, le coach a réussi à ressusciter le talentueux Sanji Prcic, au placard pendant l’ère Laurey, et désormais véritable plaque tournante d’un jeu ambitieux et plaisant.

« On prend le bon chemin, ça va dans le bon sens. Tout repose sur la confiance, il faut l’entretenir car on peut faire de très belles choses quand on l’a », reprend Julien Stéphan. « On sent des joueurs libérés, qui prennent beaucoup de plaisir à partager des choses entre eux. » Ce n’est pas Dimitri Liénard qui dira le contraire. « On ne calcule pas, on se donne à fond », appuie le capitaine, sans vouloir donner de limite à l’ambition strasbourgeoise. « On peut au moins kiffer jusqu’à Noël ! » Et peut-être bien plus longtemps.