Equipe de France : Cagnard, bulle sanitaire et confort limité pour les Bleus... « On ne va pas se plaindre », rétorque Kimpembe

FOOTBALL Interrogé sur les conditions difficiles qui ont été celles des Bleus depuis le début de l’Euro, le défenseur du PSG a refusé de jouer les Calimero

Aymeric Le Gall
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Presnel Kimpembe voit toujours la vie de footballeur du bon côté.
Presnel Kimpembe voit toujours la vie de footballeur du bon côté. — FRANCK FIFE / AFP

De notre envoyé spécial à Bucarest,

On ne saurait vous dire si Presnel Kimpembe avait des posters de Lorie (ou de Jean-Pierre Raffarin) dans sa chambre à l’adolescence, mais ce qui est sûr c’est que le défenseur central des Bleus est le chantre n° 1 de la « positive attitude » lors de cet Euro 2021. Interrogé en conférence de presse ce samedi sur les conditions caniculaires qu’ont connues les Bleus depuis le début de la compète, et qui ne semblent pas parties pour changer d’un pouce puisqu’il fait toujours très, très chaud à Bucarest, le titi parisien n’a pas voulu jouer les Calimero.

« C’est sûr qu’il fait très chaud. Mais c’est pareil pour tout le monde. Le plus important : savoir bien s’hydrater, récupérer pour enchaîner les matchs. Ce n’est pas facile mais on préfère qu’il fasse chaud que froid », a-t-il avancé, avant d’être relancé par un confrère qui lui faisait remarquer qu’en cas de bon parcours, les Bleus seraient sûrement amenés à jouer des équipes ayant été épargné par le cagnard.

♬ Heureux qui comme Presko ♪

Mais là encore, Presko a fait mine de ne pas comprendre : « C’est la même chose pour les deux équipes ». Ben justement, pas forcément, puisque des équipes comme l’Angleterre par exemple n’ont jamais eu à jouer sous des températures frôlant l’insolation. « C’est vrai que c’est de la fatigue, mais on ne va pas trouver des excuses par rapport à ça », a-t-il fini par admettre à demi-mot.

Et concernant les conditions d’accueil, que l’on sait plus ou moins précaires dans leurs hôtels de Budapest et de Bucarest où, entre des soucis de clim, de la literie pas toujours top niveau et la fiesta des étudiants roumains vendredi soir au pied de leur hôtel, les conditions ne sont pas forcément réunies pour récupérer au mieux entre les matchs ? « On a la chance de faire notre métier, on ne va pas se plaindre, a-t-il expédié. On n’a pas de souci avec ça. On sait qu’on est des privilégiés, surtout dans cette période difficile. On ne se plaint pas. On est dans de bonnes conditions. On pourrait avoir largement pire, on est très bien. »

(Presque) pas de complainte

Se sachant observé (et jugé) de partout depuis l’avènement des réseaux sociaux, que ce soit par les politiques ou le grand public, qui leur réclament toujours plus d’exemplarités au vu de leur situation ultra-privilégiée, les footballeurs de l’équipe de France semblent avoir parfaitement compris que l’heure n’était pas aux complaintes. Enfin, sauf contre la presse qui, selon Kimpembe, semble faire la fine bouche au regard du parcours des Bleus lors de ce premier tour.

« Sortir premier du groupe de la mort, je prends. Ça ne pose pas de souci, a-t-il posé avant de retourner la question au journaliste qui venait de l’interroger. Si je vous demande : entre finir premier avec quelques problèmes, ou deuxième et troisième avec du beau jeu, voire éliminé, vous répondez quoi ? À un moment donné, il faut relativiser et prendre le bon côté des choses. » Ok Baloo.