Equipe de France : « Je joue au foot pour ça ! », déclare Hernandez en pensant au stade plein à craquer pour France-Hongrie

FOOTBALL Le latéral du Bayern se dit impatient de retrouver les ambiances hostiles des stades pleins à craquer, comme ce sera le cas samedi face aux Hongrois

Aymeric Le Gall
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L'ambiance hostile de la Puskas Arena ? Lucas Hernandez n'attend que ça.
L'ambiance hostile de la Puskas Arena ? Lucas Hernandez n'attend que ça. — Matthias Hangst/AP/SIPA

Après une mise en bouche dans une Allianz Riviera garnie de près de 15.000 spectateurs, les Bleus vont vraiment pouvoir passer à table, samedi, à l’occasion d’un France-Hongrie disputé dans une Puskas Arena pleine à craquer. Là-bas, donc, pas question de distanciation sociale ou autre masque FFP2 comme ce fut de rigueur à Munich, seul un test PCR négatif de moins de 72 heures sera demandé aux supporters étrangers (plus de 4.000 Français sont attendus d’ici samedi dans le pays) pour pénétrer dans le stade.

Au-delà des considérations sanitaires qui ne sont pas de son ressort, Lucas Hernandez s’est réjoui de l’enfer qui attend les Bleus samedi après-midi. « Ça fait longtemps qu’on n’a plus joué dans un stade avec autant de monde, il va falloir bien se préparer à ça. Mais moi j’adore ça, je joue au foot pour ça, ça sera un super match avec une ambiance incroyable, a déclaré le joueur du Bayern à l’occasion d’une visioconf organisée depuis l’hôtel où séjourne la délégation tricolore. A nous d’être prêt dès le début pour ne pas nous laisser déconcentrer par ce qui se passe en tribunes. On s’attend à souffrir, il va falloir aller au combat. »

Près de 68.000 spectateurs attendus samedi

C’est rien de le dire. Interrogé pour un précédent papier, Fabian, un membre des Irrésistibles Français, qui n’a malheureusement pas pu faire le déplacement en Hongrie mais qui s’est chargé d’organiser le voyage de ses potes, ne se faisait pas d’illusion sur la capacité des supporters des Bleus à percer le mur du son. « Contre la Hongrie on risque de ne pas trop nous entendre, mais l’ambiance promet d’être folle », annonçait-il déjà début juin. 4.000 Français vs 64.000 Hongrois, ça en dit long sur le déséquilibre du rapport de force en tribunes.

Outre l’ambiance, l’autre paramètre à prendre en compte pour la bande à Deschamps est l’horaire du match. A 15h, à Budapest, il risque de faire très, très chaud. C’est pourquoi le staff tricolore a programmé les prochains entraînements de l’équipe à des heures similaires. Ce contexte n’inquiète absolument le défenseur du Bayern, habitué en Allemagne à disputer les matchs en après-midi tout au long de la saison. Surtout, nous dit-il, les Bleus ont atteint un niveau physique assez impressionnant, ce que le match face à l’Allemagne mardi soir est venu confirmer. « Le physique est une des bases les plus importantes dans cet Euro mais on s’est bien préparé à Clairefontaine, a-t-il expliqué. Sur le coup c’était dur mais ça a payé, on est déjà au top physiquement. »