PSG-OL : « L’écart se réduit mais Lyon est toujours devant », estime Sarah Bouhaddi avant le choc de Ligue des champions

FOOTBALL FEMININ En course pour leur cinquième Ligue des champions consécutive, les Lyonnaises retrouvent ce mercredi (20 heures) le PSG en demi-finale

Jérémy Laugier

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Les Lyonnaises l'ont emporté dans la difficulté (2-1) en quarts de finale contre le Bayern Munich.
Les Lyonnaises l'ont emporté dans la difficulté (2-1) en quarts de finale contre le Bayern Munich. — Miguel Tona/EFE/SIPA
  • Après avoir déjà signé un nouveau triplé cette saison, l’OL va tenter de s’adjuger cette semaine sa 7e Ligue des champions au Pays basque.
  • Les partenaires de Wendie Renard vont retrouver ce mercredi (20 heures) le PSG pour une demi-finale forcément électrique.
  • Si l’écart entre les deux meilleures formations françaises s’est réduit lors de ces dernières saisons, « Lyon est toujours devant », comme le rappelle la gardienne internationale Sarah Bouhaddi.

Oubliez le 7-0 lors de la demi-finale de Ligue des champions 2016 ou le  le 5-0 lors de la « finale » de D1 2019. Solide vainqueur samedi d’Arsenal (2-1) en quarts de finale de Coupe d'Europe, le PSG semble désormais être à l’abri d’un dénouement proche de ces deux mémorables raclées au Parc OL. La demi-finale franco-française de la Ligue des champions, ce mercredi (20 heures) à Bilbao, promet d’être aussi électrique qu’accrochée.

Encore privées d’Ada Hegerberg et de Griedge Mbock (Amandine Henry est incertaine), les Lyonnaises sont conscientes d’avoir affiché en quarts (2-1 face au Bayern Munich) des limites rarement vues lors de leurs quatre conquêtes européennes de rang depuis 2016.

« On se connaît sur le bout des doigts »

Mais les joueuses de Jean-Luc Vasseur ont remporté leurs trois confrontations de la saison contre le PSG, dont deux aux tirs au but pour s’adjuger le Trophée des championnes et la Coupe de France. De quoi conserver un véritable « avantage psychologique » sur leur rival historique, en France comme en Europe ?

« On se connaît sur le bout des doigts, reconnaît Jean-Luc Vasseur. L’aspect mental est primordial sur ces matchs-là. Il est important de ne pas s’agacer, de rester maître du jeu. On se sent forts. Ce qui nous anime aujourd’hui, c’est de faire perdurer cette série. » Et les Lyonnaises s’y connaissent en séries, avec également 14 sacres consécutifs en D1.

« Ça n’arrive pas par hasard le jour du match »

« Je pense qu’aucune autre équipe pourra faire ce qu’on fait aujourd’hui », estime ainsi Sarah Bouhaddi, consciente de la montée en puissance du Paris d’Olivier Echouafni. « Le PSG reste sur sa dynamique, il est bien structuré, il défend bien, et il aime contre-attaquer. A nous d’avoir les clés pour casser ce bloc défensif. L’écart se réduit mais Lyon est toujours devant. On gagne toujours nos compétitions », insiste la gardienne des Bleues. Un constat jusque-là implacable, et que Sarah Bouhaddi incarne à merveille dans son exercice préféré des tirs au but. En 2016 et 2017, celle-ci avait ainsi offert le trophée européen à son équipe au bout du suspense contre Wolfsburg… et le PSG.

« J’essaie d’avoir au maximum l’ascendant psychologique sur les séances de tirs au but, a-t-elle confié mardi en conférence de presse. C’est un jeu que j’essaie de mettre en place avec mon adversaire. Je le travaille énormément à l’entraînement, ça n’arrive pas par hasard le jour du match. C’est un travail d’analyse. Mais j’espère qu’on n’ira pas jusque-là, notre plaisir est de gagner dans les 90 minutes. » Le PSG a une énième occasion de tenter d’enrayer l’hégémonie lyonnaise ce mercredi.