Ligue des champions féminine: L'OL ridiculise le PSG devant 22.050 spectateurs et file en finale

FOOTBALL FEMININ Les Lyonnaises ont laminé le suspense ce dimanche face à Paris (7-0). Avant le match retour dimanche prochain, l'OL peut réserver ses billets pour la finale le 26 mai à Reggio Emilia (Italie)...

Jérémy Laugier
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Portée par Eugénie Le Sommer, l'attaque de feu lyonnaise a terriblement fait souffrir le PSG en première mi-temps ce dimanche.
Portée par Eugénie Le Sommer, l'attaque de feu lyonnaise a terriblement fait souffrir le PSG en première mi-temps ce dimanche. — ROMAIN LAFABREGUE / AFP

Il ne fait pas bon défier des Lyonnaises en quête de revanche. Après deux éliminations consécutives dès les huitièmes de finale, dont un mémorable hold-up face au PSG (1-1 ; 0-1) la saison passée, l’OL veut à tout prix reconquérir la Ligue des champions. La démonstration a été totale ce dimanche. Dans un Parc OL qui s’est offert le record d’affluence pour un club de football féminin en France, avec 22.050 spectateurs, les partenaires de Wendie Renard ont atomisé leur rival parisien (7-0) en demi-finale aller européenne.

Au terme d’une première demi-heure marquée par deux buts d’Ada Hegerberg (18e) et d’Eugénie Le Sommer (28e) et une incroyable série de trois blessées remplacées côté parisien [Laure Boulleau, Kheira Hamraoui et Laura Georges], il semblait déjà quasi impensable qu’il y ait du suspense dimanche prochain au Parc des Princes. Dans la lignée de son éclatant succès (5-0) face aux mêmes Parisiennes en septembre en D1 à Gerland, l’OL a montré de manière incontestable tout ce qui manquait à ce PSG.



 



Le bijou de Louisa Necib illumine la deuxième mi-temps

Sur les cinq réalisations de la première mi-temps, trois sont venues d’habiles combinaisons conclues dans le but vide par Le Sommer et Hegerberg, qui s’offraient toutes les deux un doublé en 45 minutes. Même les latérales lyonnaises Amel Majri et Pauline Bremer ont la technique et la vitesse des meilleures attaquantes d’Europe. Et que dire des sublimes buts de Camille Abily, sur coup franc (5-0, 45e), et surtout de Louisa Necib, auteur d’un crochet sur Seger, avant une frappe lointaine enroulée dans la lucarne de Kiedrzynek (6-0, 73e).



Peu inspirées défensivement, à l’image d’Erika et de Dahlkvist, les Parisiennes n’ont signé que cinq frappes ce dimanche, dont aucune à même de vraiment mettre en danger Sarah Bouhaddi [contre 16 pour l’OL]. Plus que jamais en course pour un exceptionnel triplé, dont un dixième titre consécutif en D1 quasiment acté, les joueuses de Gérard Prêcheur peuvent déjà réserver leurs billets d’avion pour la finale de Ligue des champions [contre Wolfsburg ou Francfort], le 26 mai à Reggio Emilia (Italie). Pendant ce temps, la section féminine du PSG n’a toujours pas remporté le moindre titre dans son ère qatarie.