OL : Aulas veut prouver sa bonne foi en tentant aussi de relancer la D1 féminine remportée par Lyon

FOOTBALL Les Lyonnaises avaient été sacrées championnes de France le 14 mai... mais Jean-Michel Aulas s'est dit ce mercredi favorable à la reprise de la saison de D1 féminine

Jérémy Laugier

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La Lyonnaise Saki Kumagai est ici à la lutte avec la Parisienne Sara Däbritz, lors du Trophée des championnes en septembre 2019.
La Lyonnaise Saki Kumagai est ici à la lutte avec la Parisienne Sara Däbritz, lors du Trophée des championnes en septembre 2019. — Fred TANNEAU / AFP
  • Très remonté depuis de longues semaines contre l’arrêt de la Ligue 1, Jean-Michel Aulas est également monté au créneau pour la première fois ce mercredi afin de faire reprendre la saison de D1 féminine.
  • Une sortie médiatique un peu plus étonnante que les précédentes puisque l’OL, au coude à coude avec le PSG cette saison, s’était vu attribuer par la FFF un 14e sacre consécutif le 14 mai.

Accusé de tous les côtés de ne privilégier que les intérêts de son club, Jean-Michel Aulas aurait pu abattre sa carte féminine plus tôt. Le président lyonnais a ainsi annoncé ce mercredi au micro de France Info qu’outre la Ligue 1, il était favorable à la reprise de la saison de D1 féminine, pour laquelle ses joueuses ont été officiellement sacrées championnes de France le 14 mai par la FFF, après l’arrêt des matchs en raison de la pandémie de coronavirus.

« Toutes les compétitions doivent être menées à terme, a-t-il insisté. Il faut remettre en cause une décision qui touche aussi le football féminin, où l’on est pour l’instant premier et théoriquement champion de France. » Un 14e sacre consécutif acté à l’issue d’un comité exécutif de la FFF le 11 mai, malgré l’abstention de Jean-Michel Aulas, membre de ce « Comex ».

« Nous n’avons pas fêté ce titre »

Si cette démarche aurait pu paraître convenue lors de certaines saisons précédentes, au vu de la mainmise absolue des Lyonnaises en France, c’est moins vrai ici. Au moment de l’arrêt du sport en France, les joueuses de Jean-Luc Vasseur ne comptaient que trois points d’avance sur le PSG, à six journées de la fin et juste avant le fameux choc chez le rival parisien. « Nous n’avons pas fêté ce titre car nous considérons qu’il est arrivé alors que le PSG pouvait tout à fait nous dépasser », poursuit JMA. Selon lui, la question d’un « écart de compétitivité » entre clubs français et concurrents européens sur le point de reprendre touche également les équipes féminines.

Et ce notamment en vue de la Ligue des champions que l’UEFA aimerait faire disputer en août (OL-Bayern Munich et PSG-Arsenal au menu des quarts), alors que le championnat allemand est programmé à partir de vendredi. « On voit bien qu’il y a quelque chose d’anormal », peste Jean-Michel Aulas. Vainqueur des quatre dernières Ligues des champions, l’OL risque en effet de faire face à un sacré challenge cet été au vu du contexte.