Drame de Furiani : « Les politiques ont pris leur responsabilité », se réjouit la présidente du collectif des victimes

FOOTBALL La présidente du collectif des victimes du 5 mai 1992 espère maintenant que le Sénat validera le projet de loi voté à l’Assemblée nationale

A.L.G.

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L'hommage aux victimes de Furiani, pour les 25 ans de la catastrophe, le 5 mai 2018.
L'hommage aux victimes de Furiani, pour les 25 ans de la catastrophe, le 5 mai 2018. — PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Plus qu’une victoire, c’est un sentiment de « soulagement » qui accompagne Josepha Giudicelli ce jeudi matin, après le vote de l'Assemblée nationale mettant fin aux matchs de foot professionnel le 5 mai en hommage aux victimes de la catastrophe du stade de Furiani, qui avait fait 18 morts le 5 mai 1992. La proposition de loi portée par le député corse Michel Castellani.

« C’est vraiment un soulagement après tant d’années à se voir signifier une fin de non-retour de la part des instances, se réjouit la présidente du collectif des victimes du 5 mai 1992. D’autant que le vote s’est fait à une quasi-unanimité [une abstention et un vote contre, 85 votes pour]. Ça montre que le camp politique n’importe pas dans ce genre de cas. Ce devoir de mémoire, trop longtemps ignoré, est enfin gravé dans le marbre. »

Reste désormais au Sénat d’examiner et de valider ou non cette proposition de loi. Sur ce point, Josepha Giudicelli se montre optimiste : « On espère que les sénateurs suivront, qu’il y aura une continuité entre l’Assemblée nationale et le Sénat. On a bon espoir puisque le vote s’est fait à une quasi-unanimité ».

Cette décision politique tranche avec l’attitude des instances du football français (LFP ET FFF) qui ont toujours freiné des quatre fers face aux demandes du collectif mené par Giudicelli, arguant que cela entraînerait trop de difficultés à organiser le calendrier. « C’est regrettable de devoir passer par le politique pour régler cette question, déplore-t-elle. Pourquoi les instances n’ont-elles jamais voulu aller dans notre sens ? Trop d’enjeux financiers probablement. Mais aujourd’hui nous sommes heureux que les politiques aient pris leur responsabilité ».