AS Monaco - PSG : Les Parisiens (et notamment Di Maria) ont prouvé que le 4-4-2 pouvait être efficace
FOOTBALL•Trois jours après avoir subi un surprenant match nul face aux mêmes Monégasques, les Parisiens ont réussi à maîtriser leur nouveau 4-4-2, ce mercredi, à Louis-II (1-4)Jean Saint-Marc
L'essentiel
- Le 4-4-2 de Thomas Tuchel, trop peu cohérent au Parc mercredi, a fait ses preuves mercredi, contre cette même équipe de Monaco.
- Les « quatre fantastiques », et notamment Angel Di Maria, ont cette fois réalisé les efforts défensifs nécessaires.
Au stade Louis-II,
Mettons cinq euros dans la boîte à clichés. Et rappelons une millième fois, que tout va très vite dans le sport. Dimanche soir, on enterrait le 4-4-2 de Tuchel, persuadé qu’il exploserait contre les grandes équipes européennes, que Paris n’était pas fait pour jouer comme ça, que les « quatre fantastiques » n’étaient pas capables d’effectuer les efforts défensifs indispensables dans ce genre de dispositif. Mais mercredi, lors de la nette victoire parisienne à Louis-II ( 1-4), on a remballé tous nos doutes : ce schéma peut être très convaincant.
Pour Keïta Baldé, la principale différence entre le match retour (disputé au Parc avant le match aller) et le match de mercredi est psychologique : « Les Parisiens sont venus avec plus de respect après le match qu’on a fait là-bas. » OK. Mais ils sont surtout venus avec plus de rigueur défensive. Alors qu’au Parc, le PSG était une équipe souvent coupée en deux, plus proche du 4-2-4 que du 4-4-2, on a au contraire vu à Monaco un onze cohérent, solidaire et appliqué.
« Tout le monde se donne pour l’équipe »
« Le contre-pressing des quatre de devant a rendu les choses plus faciles pour nous, apprécie Thiago Silva. On ne leur demande pas de faire le marquage comme Gueye ou Kouassi, mais de faire le pressing, comme aujourd’hui, car au Parc on n’était pas au niveau ! » Pour lui, le système est le bon : « J’aime bien ce système, car c’est un 4-4-2 sur le papier, mais quand on rentre sur le terrain, ce n’est pas ça, on joue partout, Ney ou Di Maria sont à l’intérieur… Et c’est un système où tout le monde se donne pour l’équipe. »
L’Argentin un peu plus que le Brésilien, évidemment. Ce mercredi, Di Maria a brillé. Dans ses passes (un caviar sur le premier but de Mbappé, une offrande vendangée par Icardi…), bien sûr, mais surtout à la récupération. Le milieu offensif, souvent positionné comme meneur de jeu, a récupéré huit ballons – la deuxième meilleure performance d’un Parisien, mercredi soir. Il a aussi remporté quatre duels.
« Di Maria a eu un gros volume, il a aidé tout le monde », apprécie Thomas Tuchel, qui note que son équipe a été meilleure « dans la mentalité lors des contre-pressings, dans la fermeture des espaces. » Avant la première confrontation face à Dortmund le 18 février, son équipe va affronter Lille et Lyon : deux nouvelles possibilités d’améliorer encore la maîtrise de ce nouveau système tactique. Dont l’efficacité n’est plus à prouver. Enfin… On vous a déjà dit que tout allait très vite, dans le foot ?


















