Chine : Fini la préretraite dorée... La Super League va encadrer les salaires des joueurs étrangers

FOOTBALL Les étrangers verront leur salaire limité à trois millions d'euros net par an

A.L.G.

— 

El-Sharaawy, joueur du Shanghai Shenua.
El-Sharaawy, joueur du Shanghai Shenua. — STR / AFP

A deux mois de la reprise du championnat (février) et pour la première fois de son histoire, le championnatchinois vient de décider d’encadrer les salaires des joueurs de Super League, ce qui devrait considérablement refroidir les ardeurs des joueurs étrangers ayant pris l’habitude d’aller faire grossir leur compte en banque en rejoignant le continent asiatique.

Terminé donc les salaires exorbitants, les clubs ne pourront plus verser au maximum « que » trois millions d’euros net par an à leurs recrues étrangers, soit 250.000 euros par mois. A titre de comparaison, le Brésilien Oscar, le joueur le mieux payé de Super League, touche 20 millions net annuel à l’heure actuelle.

♪ Heureusement il y a les primes, les primes ! ♫

« Nos clubs ont dépensé trop d’argent et la façon dont notre football est géré n’est pas viable. Si nous n’agissons pas à temps, je crains que le système ne s’écroule », a expliqué Chen Xuyuan, le président de la Fédération chinoise de football. Par ailleurs, les clubs chinois verront désormais leurs dépenses limitées à 140 millions d’euros par saison, les salaires ne pouvant alors dépasser 60 % de ce montant.

Les primes ne seront en revanche pas prises en compte dans ce calcul, ce qui devrait laisser un minimum de liberté aux dirigeants de clubs pour convaincre les étrangers de les rejoindre, mais à l’arrivée on sera tout de même très loin de ce qui se pratique aujourd’hui en termes de salaire. Que les joueurs se rassurent, il restera encore les pays du Golfe pour s’assurer une retraite aux frais de la princesse.