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Les footballeuses espagnoles se lancent dans une grève illimitée

Espagne : Les footballeuses en grève illimitée pour réclamer des meilleures conditions de travail

FOOTBALLLes joueuses réclament notamment l'instauration d'un salaire minimum
Aymeric Le Gall

A.L.G.

Les footballeuses de première division en Espagne ont voté à la quasi-unanimité une grève des matchs lors du week-end du 16 et 17 novembre. En cause, le blocage des négociations sur leurs conditions de travail entamées il y a plus d’un an. Ce mouvement de grève a été approuvé à 93 % par les joueuses lors d’une réunion tenue fin octobre par l’AFE, le syndicat des footballeurs et footballeuses espagnols.

« Les footballeuses espagnoles commencent ce week-end une revendication historique pour l’égalité des conditions minimales de travail, explique l’AFE dans un communiqué paru vendredi. La grève a été ratifiée par les joueuses après avoir épuisé tous les recours et aura lieu indéfiniment les samedis et dimanches à compter du week-end prochain. »

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Les salaires au centre des tensions

Selon le communiqué, celles-ci exigent « une convention collective qui réglemente les conditions minimales de travail avec, entre autres, l’instauration de salaires minimums, des horaires de travail dignes, la possibilité de concilier vie professionnelle, vie de famille et maternité, des vacances régulées, etc. » Les footballeuses réclament un salaire minimum de 16.000 euros par an, avec des contrats à temps partiel à trois-quarts temps. De leur côté, les clubs ne proposent que des contrats à mi-temps avec des salaires à 8.000 euros par an.

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Selon l’Association des clubs de football féminin (ACFF), les plus petits clubs seraient dans l’incapacité de s’aligner sur les demandes salariales des joueuses. Le mouvement de grève pourrait se poursuivre dans le temps si leurs exigences n’étaient pas satisfaites. En France, les Guingampaises avaient mené un combat similaire avant d’obtenir finalement gain de cause auprès de leur direction.